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Pourquoi nous refusons les interventions sur bourdons

Une décision d'entreprise assumée, ce qu'elle nous coûte, comment se déroule l'appel qui se termine sans facture, et ce qu'on vous répond à la place.

Une ligne qui nous fait perdre des appels

Il est rare qu'une entreprise consacre une page à expliquer ce qu'elle ne vend pas. Celle-ci existe parce que la demande, elle, existe : « destruction nid de bourdon », « entreprise nid de bourdons » sont des recherches réelles, et les visiteurs qui les tapent arrivent chez nous. Nous préférons qu'ils trouvent une réponse nette plutôt qu'un formulaire de devis.

La règle tient en une phrase : IDFG ne se déplace pas pour un nid de bourdons. Notre périmètre couvre les guêpes, le frelon européen et le frelon asiatique. Il n'y a pas d'exception tarifaire, pas de « cas particulier », pas d'intervention exceptionnelle négociable au téléphone.

Nous mesurons ce que cela représente. Une partie de ces appels se seraient traduits par un déplacement facturé, et d'autres sociétés du secteur les acceptent sans poser de question. Ce n'est pas un positionnement marketing : c'est le résultat d'un arbitrage où les trois raisons ci-dessous l'emportent sur le chiffre d'affaires correspondant.

Raison n° 1 : le problème se résout tout seul, à une date connue

Une colonie de bourdons est annuelle et courte. Une reine sortie d'hivernage fonde en février ou en mars, la colonie culmine autour de juin, puis décline et s'éteint fréquemment avant la fin de l'été — souvent avant même que les colonies de guêpes n'atteignent leur pic. La cavité n'est pas réoccupée l'année suivante.

Vendre la suppression d'une chose qui va disparaître de toute façon dans quelques semaines, c'est vendre de l'impatience. Cela peut se défendre quand la gêne est réelle et immédiate ; cela ne se défend pas quand, dans l'immense majorité des cas, la gêne se règle en déplaçant un cheminement d'un mètre ou en posant une planche devant un orifice. Les gestes concrets sont décrits dans éloigner les bourdons.

Raison n° 2 : nous ne pouvons pas savoir sur quoi nous agirions

C'est la raison la plus lourde, et elle est juridique.

Aucun bourdon n'est protégé au niveau national. Mais en Île-de-France, l'arrêté du 22 juillet 1993 protège sept espèces du genre, et plusieurs d'entre elles nichent au sol, dans une touffe d'herbe ou un ancien terrier — c'est-à-dire dans la configuration exacte qui produit un appel. Une atteinte à l'une de ces sept espèces relève de l'article L. 415-3 du code de l'environnement, et ce sont des peines délictuelles.

Le problème n'est pas de connaître la liste : elle tient en sept lignes et elle est publique. Le problème est qu'aucun technicien, aussi expérimenté soit-il, ne peut déterminer un bourdon à l'espèce en regardant un trou dans un talus. Cette détermination demande un individu en main et un examen de spécialiste. Une entreprise qui accepte l'intervention prend donc une décision dans l'ignorance, et fait porter cette ignorance à son client, qui est le donneur d'ordre. Le détail des textes est réuni dans bourdons protégés en Île-de-France.

Un nid chez vous ? Décrivez-le, on vous dit quoi faire.

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Raison n° 3 : ce n'est pas notre métier de trancher un arbitrage écologique

La troisième raison est plus simple à formuler qu'à appliquer : le bourdon est un pollinisateur de premier plan, y compris pour des cultures que l'abeille domestique visite mal, et sa suppression n'apporte aucune contrepartie à personne.

Une entreprise de désinsectisation intervient sur des espèces dont la présence crée un risque caractérisé : une colonie de guêpes de plusieurs milliers d'individus dans un coffre de volet, un nid de frelons dans un conduit de cheminée, un nid sous une toiture au-dessus d'une entrée. Ce risque justifie un traitement. Il n'existe pas ici, et étendre le périmètre à un insecte qui ne le crée pas revient à transformer un métier de sécurité en un métier de confort.

Ce qui se passe réellement quand vous appelez

Le refus ne consiste pas à raccrocher. Un appel « bourdons » se déroule à peu près toujours de la même façon, et il dure quelques minutes.

Première question : est-ce bien un bourdon ? C'est de loin l'étape la plus utile, parce que la réponse est non plus souvent qu'on ne le croit. Le mot sert couramment à désigner tout gros insecte bourdonnant. Trois éléments tranchent presque toujours : le débit au point d'entrée — quelques insectes par minute contre plusieurs par seconde pour une colonie de guêpes en été —, l'aspect massif et entièrement velu, et la date. Une photographie prise de loin au zoom suffit dans la plupart des cas ; la méthode est dans identifier un insecte sur photo.

Si ce sont des guêpes ou des frelons, nous sommes dans notre champ et nous intervenons normalement, au forfait annoncé avant le déplacement — 129 € TTC en semaine, 189 € TTC le week-end — à hauteur d'homme, jusqu'à 2,50 mètres, perche comprise et jamais de nacelle. C'est un dénouement courant de ces appels, et c'est la vraie raison pour laquelle ces pages existent.

Si ce sont bien des bourdons, l'appel se termine sans facture, avec la conduite à tenir : marquer la zone d'envol, ne pas tondre ni débroussailler à proximité, ne jamais boucher l'orifice, et refermer la cavité à l'automne une fois l'activité terminée.

Si la situation est réellement bloquante — une personne allergique au venin d'hyménoptère dans le foyer, une colonie à l'entrée d'un établissement recevant du public, un local technique qui doit être ouvert avant l'automne —, nous ne prétendons pas avoir la solution, et nous disons qui l'a. L'interlocuteur n'est alors pas une société de désinsectisation mais une structure naturaliste capable d'identifier l'espèce, et, si elle est protégée, les services de l'État qui instruisent les demandes de dérogation. La mairie est le point d'entrée pour être orienté localement.

Comment lire une offre concurrente

Un professionnel qui propose un tarif de destruction de nid de bourdons sans avoir posé la question de l'espèce ne vous rend pas service, même s'il est compétent, poli et rapide. Il vend un déplacement qu'il sait facturable sur un objet dont il ignore le statut.

Le test est facile à faire vous-même, et il ne demande aucune connaissance technique. Demandez au téléphone comment l'espèce sera identifiée avant le traitement. Une réponse qui évoque une détermination sur individu, ou qui redirige vers un organisme naturaliste, est sérieuse. Une réponse du type « ce sont tous les mêmes » ou « ce n'est pas protégé en France » ne l'est pas — et la seconde est même l'erreur exacte que cette page corrige.

Ce que nous faisons, et où le vérifier

Notre périmètre, nos limites et notre forfait sont publiés sur la page tarifs. Le cadre complet de notre position sur les bourdons, avec les critères d'identification et la conduite à tenir, est dans les bourdons ; la même règle s'applique aux abeilles, pour des raisons voisines, et elle est détaillée dans les abeilles.

Mise à jour : 20 septembre 2026

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