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Nid de guêpes · 94

Nid de guêpes dans le Val-de-Marne (94)

Ici, la guêpe est d'abord une affaire de jardin

Le Val-de-Marne est un département de dépendances. La part de ménages disposant d'un garage, d'un box ou d'une remise y atteint 88,0 % à Marolles-en-Brie, 87,6 % à Santeny, 86,0 % à Villecresnes, 84,2 % au Plessis-Trévise, 82,7 % à Noiseau, 81,0 % à Mandres-les-Roses, 77,8 % à Ormesson-sur-Marne, 76,1 % à Bry-sur-Marne, 75,4 % à Limeil-Brévannes et à Chennevières-sur-Marne. Ces volumes fermés, ouverts deux fois l'hiver et laissés tranquilles jusqu'au printemps, sont le premier abri des reines fondatrices en avril. Un abri de jardin en tôle, une remise dont la porte ne joint plus, un carport dont on a bouché un angle avec une bâche : trois mois plus tard, la colonie occupe le volume et se fait remarquer par le trafic à l'entrée. Les emplacements viennent ensuite dans un ordre assez stable : coffre de volet roulant, sous-face de débord de toit, haie taillée dense, composteur, puis le sol.

Le nid souterrain, le cas qui envoie aux urgences

C'est la configuration la plus fréquente dans les communes de jardins du sud-est du département, et la plus risquée. La guêpe germanique réoccupe volontiers une galerie abandonnée de rongeur, un vide sous une souche, un tas de terre en bordure de potager ou l'espace sous une dalle descellée. Vu du dessus, il n'y a rien : un trou de deux centimètres dans l'herbe, parfois un léger halo de terre remuée. Le nid, lui, peut atteindre le volume d'un seau sous vos pieds. Le déclencheur est presque toujours mécanique — tondeuse, motobineuse, coup de bêche, simple piétinement — et la réaction est immédiate parce que la vibration se transmet directement à l'enveloppe du nid. Si cela vous arrive, la bonne réaction est de s'éloigner en marchant droit et vite, sans agiter les bras, puis de repérer l'emplacement à distance avec un objet visible et de n'y plus revenir. Ne rien verser dans le trou, ne rien y enfoncer : un nid partiellement enfumé ou noyé disperse ses ouvrières dans tout le jardin sans supprimer la colonie.

Les quartiers récents ont leurs propres cachettes

Une partie du département a été bâtie très récemment : 52,1 % des résidences principales de Limeil-Brévannes datent d'après 2005, 47,1 % à Noiseau, 43,8 % à Santeny, 43,6 % à Orly, 41,6 % à Villiers-sur-Marne, 38,9 % à Villecresnes, 38,3 % au Plessis-Trévise. On entend souvent qu'un logement neuf est à l'abri ; c'est faux, il déplace simplement le problème. Il n'y a plus de comble perdu ni de cheminée, mais il y a des coffres de volets roulants sur chaque ouverture, des terrasses en bois montées sur plots avec un vide de dix à vingt centimètres en dessous, des bardages rapportés, des clôtures à lames composites creuses et des abris de jardin en résine. La terrasse sur plots est devenue l'un des emplacements les plus courants : la colonie entre par un jeu entre deux lames, et l'on ne découvre le nid qu'en démontant.

Août et septembre : elles viennent à vous

En fin de saison, la colonie cesse d'élever du couvain et les ouvrières changent de régime : elles cherchent des sucres au lieu de chasser des insectes. C'est le moment où elles s'invitent à table, tournent autour d'un verre, d'une corbeille de fruits ou d'une poubelle, et où le nombre d'appels augmente fortement. Deux conséquences pratiques. D'abord, des guêpes sur une terrasse ne signifient pas qu'un nid se trouve chez vous : elles peuvent venir de plusieurs dizaines de mètres, parfois de chez un voisin. Il faut chercher un flux régulier dans une direction constante, pas des individus dispersés. Ensuite, il est inutile de multiplier les pièges à bière ou à sirop : ils capturent des ouvrières de plusieurs colonies et laissent le nid intact.

Décrire le nid avant l'intervention

Trois informations suffisent au téléphone et évitent un second passage : la hauteur, l'emplacement précis, et ce qu'on voit du nid. Un nid visible, gris, en forme de boule ou de poire suspendue, ne se traite pas comme un nid invisible dont on ne connaît que l'orifice d'entrée dans un coffre ou dans le sol. Précisez aussi ce qui encombre l'accès : haie, véranda, piscine, portail fermé, chien. Dans le collectif des communes denses du nord-ouest du département, indiquez qui peut ouvrir la partie commune le jour du rendez-vous.

Intervention et tarif dans les 47 communes

Le prix est affiché avant le déplacement et ne dépend pas de la commune : 129 € TTC en semaine, 189 € TTC le samedi et le dimanche, destruction du nid comprise. Un appel au 01 84 25 52 86 suffit pour décrire la situation et convenir d'un créneau ; l'espèce est confirmée sur place par le technicien, avant tout traitement.

Décrivez-nous le nid, on vous dit quoi faire

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