Nid de guêpes · 91
Destruction de nid de guêpes dans l'Essonne (91)
Un terrain en pente, et des nids qui suivent la pente
L'Essonne se parcourt en montant et en descendant, et cela se voit dans les altitudes relevées au centre des communes : 154,32 mètres aux Ulis, 153,43 mètres à Palaiseau, 147,97 mètres à Verrières-le-Buisson, 138,58 mètres à Angerville et 127,31 mètres à Limours, contre 40,70 mètres à Brunoy, 41,51 mètres à Corbeil-Essonnes, 42,82 mètres à Vigneux-sur-Seine, 43,55 mètres à Longjumeau et 49,89 mètres à Arpajon. Entre le plateau et le fond de vallée, les jardins se rattrapent en gradins : murs de soutènement, escaliers extérieurs, terrasses maçonnées, remblais retenus par des traverses. Chacun de ces ouvrages crée des vides, et les vides de maçonnerie sont le premier logement des guêpes dans ce département.
Le mur de soutènement, la cavité essonnienne par excellence
Un mur ancien en meulière ou en moellons finit par perdre des joints. Derrière, il y a un blocage de pierres, un drain, parfois un simple vide de remblai : une colonie y trouve un volume sec, isolé thermiquement, orienté au sud et inaccessible. On ne voit qu'un trou entre deux pierres, au ras d'un escalier ou à mi-hauteur d'un mur de clôture, avec un trafic constant aux heures chaudes. La même logique vaut pour les murets de terrasse, les perrons évidés, les regards d'eaux pluviales mal refermés et les caves à demi enterrées. Ce type d'emplacement demande d'être traité par l'ouverture réelle et non par l'endroit d'où sortent les insectes, qui n'est pas toujours le même point : dans un mur, le nid peut se trouver à un mètre du trou visible.
Les jardins des vallées, et le nid au ras du sol
Les fonds de vallée essonniens portent des jardins anciens, souvent issus du maraîchage. La part du sol communal occupée par les jardins de l'habitat y atteint 8,9 % à Saintry-sur-Seine, 7,0 % à Montlhéry, 5,8 % à Varennes-Jarcy, 5,7 % à Longpont-sur-Orge, 5,6 % à Villiers-sur-Orge, 5,1 % à La Ville-du-Bois, 4,9 % à Breuillet et à Champlan. Terre meuble, vieux fruitiers, tas de compost, bordures enherbées : la guêpe germanique y creuse ou réoccupe une cavité au ras du sol, sous une souche, dans un talus de fossé ou sous une marche. C'est le nid qu'on ne trouve jamais en regardant vers le haut, et il faut résister à l'envie de le boucher : obturer l'orifice ne fait que pousser les ouvrières à forer une autre sortie, souvent à l'intérieur d'un sous-sol ou d'une cave attenante.
Les lotissements du plateau, autre bâti, autres interstices
Sur le plateau, l'Essonne compte parmi les communes les plus récemment construites d'Île-de-France : 76,4 % des résidences principales de Tigery sont postérieures à 2005, 75,1 % à Guibeville, 73,3 % à Saint-Pierre-du-Perray, 65,4 % à Ormoy, 52,0 % à Montlhéry, 46,1 % à La Ville-du-Bois et 44,1 % à Marcoussis. Les dépendances y sont quasi systématiques : 94,5 % des ménages de Guibeville, 91,9 % de ceux de Tigery et des Molières, 90,8 % à Bondoufle disposent d'un garage. Dans ces maisons, les guêpes s'installent dans les coffres de volets, derrière les habillages de pignon, sous les débords en PVC et dans les abris de jardin. Le point commun de ces emplacements est qu'ils sont bas et près des ouvertures : la gêne arrive vite, même avec une colonie modeste.
Le cycle, expliqué une fois pour toutes
Comprendre le calendrier évite bien des appels inutiles et en justifie d'autres. En avril, une reine ayant hiverné seule fonde un nid de la taille d'une noix et l'agrandit en élevant ses premières ouvrières ; elle est alors vulnérable et le nid se retire en quelques minutes. En juin et juillet, la colonie grossit vite et devient territoriale. De la mi-août à la fin septembre, elle atteint son maximum, produit les mâles et les futures reines, et c'est la période où la quasi-totalité des piqûres survient. En octobre et novembre, la colonie s'éteint ; seules les jeunes reines fécondées hivernent, isolées, sous une écorce ou dans un tas de bois. Le nid, lui, est définitivement abandonné et ne sera jamais réutilisé : un nid vide accroché sous un auvent en janvier n'est plus qu'un déchet, pas un danger.
Piqûres : l'essentiel, et les gestes à éviter
Une piqûre isolée se traite le plus souvent à domicile, mais trois situations imposent d'appeler le 15 sans attendre : une gêne respiratoire, un malaise ou un gonflement du visage et de la gorge, et une piqûre dans la bouche. Pour le reste, les mauvaises idées les plus répandues sont toujours les mêmes : asperger le nid avec un aérosol du commerce, l'arroser au jet, l'enflammer, ou le faire tomber d'un coup de manche à balai. Aucune ne supprime la colonie et toutes provoquent une sortie massive dans un espace où quelqu'un se trouve.
Intervenir dans les 194 communes de l'Essonne
Le forfait ne change pas selon l'éloignement : 129 € TTC du lundi au vendredi, 189 € TTC le samedi et le dimanche, déplacement et destruction du nid compris. Un appel au 01 84 25 52 86 permet de décrire l'emplacement et de convenir d'un créneau.