Glossaire
Espèces et biologie : guêpes, frelons, bourdons
Presque tous les malentendus commencent par un nom. Un « gros bourdon noir » est souvent une abeille charpentière, une « guêpe dans le volet roulant » au printemps est souvent un bourdon des arbres, et un « nid de guêpes » collé sur un mur est parfois une loge de boue construite par une guêpe solitaire qui ne défend rien. Cette page fixe le vocabulaire : ce qu'est chaque espèce, comment on la reconnaît à l'œil nu, et surtout ce que son identification change — car elle décide de tout le reste. IDFG intervient sur les guêpes sociales, les frelons européens et les frelons asiatiques, et sur eux seuls. Les bourdons et les abeilles sont définis ici parce qu'on les confond avec les précédents, pas parce qu'ils feraient l'objet d'une destruction.
Les guêpes sociales
Guêpe commune (Vespula vulgaris)
C'est l'espèce que l'on rencontre le plus souvent en Île-de-France, tous types de bâtiments confondus. L'ouvrière mesure de 12 à 17 millimètres, jaune vif et noir, glabre à l'œil nu, avec une taille très marquée. Le détail d'identification tient sur le clypéus, cette petite plaque faciale entre les antennes : la guêpe commune y porte une marque noire continue, souvent décrite comme une ancre ou un trait vertical élargi. La colonie atteint plusieurs milliers d'individus en fin d'été. Le point qui compte pour une intervention n'est pas l'espèce en elle-même mais son goût pour les cavités fermées : sol, ancien terrier, caisson de volet roulant, doublage, sous-toiture, cabanon. Le nid est donc presque toujours invisible, et ce que l'on voit est un trou d'envol. La clé de reconnaissance d'un nid se fait depuis une fenêtre, sans s'approcher.
Guêpe germanique (Vespula germanica)
La deuxième guêpe sociale courante en Île-de-France, si proche de la précédente qu'on les sépare rarement sur photo. La distinction classique se lit encore sur le clypéus : trois points noirs isolés au lieu d'une marque continue. Taille identique, comportement identique, mêmes emplacements de nid. La seule différence qui a des conséquences pratiques est une tendance à des colonies parfois plus nombreuses et à une persistance plus tardive : lors d'un automne doux, un nid de germanique peut rester actif en octobre, voire en novembre, alors que la plupart des nids de guêpes sont déjà éteints. Concrètement, un trafic soutenu par 15 °C à la Toussaint ne prouve donc pas qu'on ait affaire à autre chose qu'à une guêpe : il n'y a pas lieu de repousser la question à l'année suivante sous prétexte que « la saison est finie ».
Guêpe poliste (Polistes)
Guêpe sociale à petites colonies, de quelques dizaines d'individus au maximum. Silhouette plus élancée que celle d'une Vespula, pattes longues et jaunes qui pendent pendant le vol, allure lente. Son nid la trahit d'emblée : un unique rayon d'alvéoles nues, suspendu par un pédoncule sous un rebord de toit, un coffre de store, un garde-corps de balcon ou une rambarde, sans aucune enveloppe de papier autour. C'est le fameux « petit nid de guêpes avec les alvéoles visibles ». Le poliste est peu agressif et ne défend son nid qu'à très courte distance. Un nid de poliste éloigné d'un passage quotidien peut souvent être laissé en place jusqu'à sa mort naturelle à l'automne ; il n'appelle pas le même traitement qu'une colonie de Vespula de plusieurs milliers d'individus dans un caisson.
Les frelons
Frelon européen (Vespa crabro)
Le plus gros vespidé social de France : de 25 à 35 millimètres, brun-roux, jaune et noir, avec une tête et un thorax franchement roux. Il niche dans des volumes fermés — arbre creux, grenier, conduit de cheminée, coffre de volet, abri de jardin — et son bourdonnement grave s'entend de loin. Deux corrections s'imposent parce qu'elles reviennent à chaque appel. Il n'est protégé par aucun texte, ni au niveau national — l'arrêté du 23 avril 2007 ne liste aucun hyménoptère — ni en Île-de-France, où l'arrêté du 22 juillet 1993 ne protège que sept bourdons. Et son venin n'est pas plus toxique que celui d'une guêpe : le danger tient à l'allergie, pas à un nombre magique de piqûres. Les neuf idées reçues sur l'espèce sont reprises une par une dans la page les frelons européens.
Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax)
Sous-espèce introduite accidentellement en France au début des années 2000, aujourd'hui présente dans les huit départements franciliens. L'ouvrière mesure de 20 à 30 millimètres : plus grosse qu'une guêpe, plus petite qu'un frelon européen. Elle paraît sombre, presque noire, thorax brun-noir mat, abdomen à segments foncés coupés d'un unique large anneau jaune-orangé vers l'extrémité, et surtout l'extrémité des six pattes nettement jaune — c'est le caractère qui lui vaut son nom normalisé de frelon à pattes jaunes, et il reste lisible sur une photo médiocre. Contrairement au frelon européen, il ne vole pas la nuit. Son statut juridique et le régime de signalement issu de la loi de 2025 sont traités dans la page les frelons asiatiques.
Frelon oriental (Vespa orientalis)
Troisième frelon dont on entend parler en France, et le seul qui ne concerne pas encore l'Île-de-France. Il est reconnaissable à sa livrée rouge-brun uniforme barrée d'une large bande jaune sur l'abdomen, très différente du frelon asiatique. Des populations sont signalées à Marseille depuis le début des années 2020 et son aire de progression est suivie par les naturalistes. À ce jour, il n'est pas établi en Île-de-France. L'entrée figure ici pour une raison simple : le nom circule, et il faut pouvoir répondre qu'un insecte observé dans un jardin francilien n'est, selon toute vraisemblance, pas un frelon oriental. En cas de doute sur un individu qui ne correspond ni au frelon européen ni au frelon asiatique, la bonne démarche est la photo et le signalement à un organisme naturaliste, pas la destruction.
Nomenclature, castes et cycle
Vespidés (Vespidae)
Famille d'insectes qui regroupe les guêpes sociales du genre Vespula, les polistes et les frelons des genres Vespa. Leur trait commun est le matériau : toutes ces espèces construisent un nid en papier, fabriqué à partir de fibres de bois mâchées et mêlées de salive. C'est la définition-pivot du glossaire, parce qu'elle trace la frontière du périmètre d'intervention : un nid de papier est l'œuvre d'un vespidé, donc d'une espèce sur laquelle une destruction peut se justifier. Un nid de cire est l'œuvre d'une abeille, un amas de boue celle d'une guêpe solitaire, une cavité tapissée de mousse celle d'un bourdon — et aucun des trois ne relève d'une entreprise de désinsectisation.
Hyménoptères
Ordre d'insectes qui comprend les guêpes, les frelons, les abeilles, les bourdons et les fourmis. La caractéristique qui intéresse ici est anatomique : chez les espèces piqueuses, le dard est un ovipositeur — un organe de ponte — transformé en arme. Il en découle une conséquence que tout le monde a entendue sans toujours savoir d'où elle vient : seules les femelles piquent, puisque seules les femelles possèdent un ovipositeur. Un mâle de guêpe, de frelon ou de bourdon est parfaitement inoffensif, quelle que soit sa taille. C'est aussi pour cette raison que l'on parle d'allergie « au venin d'hyménoptères » et non d'allergie à la guêpe : les venins de ces espèces partagent des composants, ce qui explique les réactions croisées.
Reine (fondatrice)
Seule femelle fécondée de la colonie à survivre à l'hiver. Elle sort de sa cachette au printemps, choisit un site, mâche elle-même le papier des premières alvéoles, pond et nourrit seule la première génération d'ouvrières, puis se consacre uniquement à la ponte jusqu'à l'automne. Deux conséquences pratiques. D'abord, un très gros individu solitaire observé en avril, sans nid visible et sans congénères, est presque toujours une fondatrice : il n'y a rien à détruire, seulement une bête qui cherche un site. Ensuite, la reine commande le sort du nid après une intervention : si elle survit au traitement, la colonie peut repartir, ce qui explique qu'un technicien traite l'accès réel du nid plutôt que les insectes qu'on voit tourner autour.
Ouvrière
Femelle stérile issue des œufs pondus par la reine. C'est elle qui agrandit le nid, chasse les proies pour nourrir les larves, régule la température de la colonie et la défend. C'est donc elle, et elle seule, qui pique. Une colonie de guêpe commune en fin d'été en compte plusieurs milliers, un nid de frelon européen quelques centaines seulement — ce qui explique qu'un nid de frelons, pourtant plus impressionnant, mobilise moins d'individus qu'un nid de guêpes de taille comparable. Les ouvrières ne passent pas l'hiver : elles meurent toutes à l'automne, sans exception.
Mâle
Individu produit en fin de saison, en même temps que les futures reines, avec une seule fonction : féconder ces dernières. Il ne possède pas de dard et ne pique donc jamais, chez la guêpe comme chez le frelon ou le bourdon. La croyance qu'un gros insecte est forcément plus dangereux tombe ici : un mâle de bourdon des arbres qui se cogne contre une vitre en août est totalement inoffensif. Le terme de faux-bourdon désigne par convention le mâle de l'abeille domestique, ce qui ajoute à la confusion ; chez les guêpes et les frelons, on dit simplement « mâle ». Sur le danger réel que représentent les bourdons, voir les bourdons.
Colonie annuelle
Notion la plus importante de tout le glossaire. Chez les guêpes, les frelons et les bourdons, la colonie ne dure qu'une saison : elle naît d'une reine au printemps, croît jusqu'en fin d'été, produit ses sexués, puis meurt entièrement à l'automne. Seules les jeunes reines fécondées survivent, isolées, et fonderont ailleurs l'année suivante. Trois conséquences découlent directement de ce fait : un nid n'est jamais réoccupé l'année d'après, un nid découvert en hiver est un nid mort qu'aucune intervention ne justifie, et un nid de bourdons dérangeant peut être attendu plutôt que détruit puisqu'il s'éteindra de lui-même. L'abeille domestique fait exception : sa colonie est pérenne et passe l'hiver.
Les guêpes solitaires
Guêpe sociale et guêpe solitaire
Distinction qui décide s'il y a ou non un problème. Une guêpe sociale vit en colonie, élève un couvain collectif et défend son nid : c'est le cas des Vespula, des polistes et des frelons. Une guêpe solitaire — maçonne, fouisseuse, potière, pompile — vit seule. Chaque femelle construit quelques loges, y dépose une proie paralysée et un œuf, referme, et n'y revient plus. Il n'y a ni colonie, ni ouvrières, ni défense du nid : ces espèces ne piquent pratiquement jamais l'homme, et il n'existe aucun motif de les détruire. Les confondre coûte cher en inquiétude : un mur constellé de petits trous ou une façade portant des tubes de terre n'annonce ni essaim ni colonie.
Guêpe maçonne
Guêpe solitaire qui bâtit de petites loges en terre mêlée de salive, collées sur un mur abrité, un volet, un cadre de fenêtre, parfois derrière un tableau ou dans un pli de rideau d'une pièce peu utilisée. L'ouvrage ressemble à un tube d'argile ou à une boule de boue de deux à quatre centimètres, dur et sec. Elle est inoffensive : elle ne défend rien et sa piqûre, exceptionnelle, ne survient qu'à la main fermée sur l'insecte. Aucune destruction de nid ne la concerne. Une fois la loge vide — on le voit à l'orifice de sortie percé par le jeune adulte —, elle se gratte à la spatule et se lave à l'eau. Voir aussi les loges de boue.
Bourdons, abeilles et autres espèces hors périmètre
Bourdon terrestre (Bombus terrestris)
Le bourdon le plus courant en Île-de-France : gros, trapu, très velu, noir avec deux bandes jaunes et l'extrémité de l'abdomen blanche. Il niche au sol, dans un ancien terrier de campagnol, sous une souche, sous une dalle ou dans un compost, et la colonie compte au plus quelques centaines d'individus. Il n'est pas protégé, ni au niveau national ni sur la liste francilienne, ce qui ne change rien à la position d'IDFG : nous n'intervenons pas sur les bourdons. La raison est pratique autant qu'éthique — la colonie est annuelle et s'éteint d'elle-même à l'automne, et un nid au sol ne se détermine pas à l'espèce sans l'ouvrir, ce qui expose à traiter une espèce protégée. Voir nid de bourdons.
Bourdon des pierres (Bombus lapidarius)
Bourdon entièrement noir à l'exception de l'extrémité de l'abdomen, d'un roux orangé vif. Il niche sous les pierres, les dalles de terrasse, les murets, les tas de gravats, parfois dans un muret de clôture — d'où les appels sur un nid « sous la terrasse ». La requête « bourdon des pierres danger » revient souvent ; la réponse est que le danger est faible. Le bourdon ne pique que s'il est saisi, écrasé ou si le nid est violemment secoué, son dard est lisse et sa piqûre reste une piqûre d'hyménoptère ordinaire, avec les mêmes réserves pour les personnes allergiques. L'espèce n'est pas protégée. Nous n'intervenons pas davantage sur elle : voir les bourdons.
Bourdon des arbres (Bombus hypnorum)
Bourdon à thorax roux vif, abdomen noir et extrémité blanche, qui a la particularité de nicher en hauteur : nichoir à mésanges, isolation de combles, sous-face de bardage et, très fréquemment, caisson de volet roulant. C'est de très loin l'espèce la plus souvent prise pour un début de nid de guêpes dans un volet au printemps. Deux signes le séparent d'une guêpe : le corps est massif et velu au lieu d'être lisse, et le trafic à l'entrée est beaucoup plus lent et bruyant. La colonie est petite, brève — souvent éteinte en juillet — et sans suite l'année suivante. L'article nid de guêpes dans un volet roulant détaille la vérification à faire avant de conclure.
Bourdons protégés en Île-de-France
Point de droit systématiquement mal restitué. Au niveau national, aucun bourdon n'est protégé : l'arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur l'ensemble du territoire ne vise aucun hyménoptère. En Île-de-France, en revanche, l'arrêté du 22 juillet 1993 relatif à la liste des insectes protégés en région Île-de-France complétant la liste nationale protège sept espèces de bourdons, toujours en vigueur. Pour ces espèces sont interdits la destruction, la capture, l'enlèvement et la perturbation intentionnelle des animaux comme de leur couvain, ainsi que leur transport et leur commerce. L'article L. 415-3 du code de l'environnement assortit ces atteintes de sanctions pénales. Le détail espèce par espèce figure dans les bourdons.
Xylocope (abeille charpentière)
Grosse abeille solitaire entièrement noire, aux ailes bleu-violet iridescentes, d'environ 25 millimètres, au vol lourd et sonore. C'est le « gros bourdon noir » des jardins franciliens, et l'une des confusions les plus fréquentes de tout le glossaire. La femelle creuse une galerie dans du bois mort et sec — poutre de pergola, traverse de clôture, bois de chauffage, volet ancien — pour y pondre. Elle ne vit pas en colonie, ne défend aucun nid et ne pique qu'à la main refermée sur elle. Il n'y a donc rien à détruire. Le seul enjeu est matériel : si la galerie est creusée dans une pièce de structure, on traite le problème par le remplacement ou la protection du bois, pas par un insecticide.
Abeille domestique (Apis mellifera)
Abeille d'élevage, plus petite et plus fine qu'une guêpe, brun doré, velue, au vol moins nerveux. Elle fait exception à la règle de la colonie annuelle : sa colonie est pérenne et passe l'hiver en grappe autour de la reine, ce qui explique qu'un essaim installé dans un mur ou une cheminée reste là d'une année sur l'autre. Le nid est fait de cire, jamais de papier. Au printemps, la colonie se divise par essaimage. IDFG ne détruit pas d'abeilles, en aucune circonstance : la bonne démarche est l'apiculteur ou le syndicat apicole départemental. Voir la page essaim d'abeilles et les abeilles.
Abeille sauvage (abeille solitaire)
La France compte près d'un millier d'espèces d'abeilles, dont l'immense majorité vit en solitaire : osmies, andrènes, collètes, mégachiles. Chaque femelle aménage son propre nid dans une tige creuse, un joint de mur, un trou de bois ou une galerie qu'elle creuse dans un talus ou une pelouse. On observe parfois des dizaines de nids voisins au même endroit, ce qui donne l'illusion d'une colonie : ce n'en est pas une, et il n'y a ni ouvrières ni défense collective. Elles ne forment jamais d'essaim, ne produisent pas de miel dans un mur et ne piquent pratiquement pas. Une façade en terre percée de petits trous au printemps est une aubaine pour un jardin, pas un problème à traiter.
Les insectes qui imitent la guêpe
Syrphe
Mouche rayée de jaune et de noir que l'on prend couramment pour une guêpe. Trois caractères la trahissent en deux secondes : elle n'a que deux ailes là où une guêpe en a quatre, ses yeux sont énormes et occupent presque toute la tête, et elle pratique le vol stationnaire — elle se fige en l'air, ce qu'une guêpe ne fait jamais. Elle n'a pas de dard et ne pique pas. Sa larve dévore les pucerons, ce qui en fait un auxiliaire précieux au jardin. Une nuée d'insectes rayés immobiles au-dessus d'un massif fleuri, sans nid ni trafic orienté vers un point unique, est très probablement un rassemblement de syrphes.
Mimétisme (aposématisme)
Deux mécanismes se superposent derrière les rayures jaunes et noires. L'aposématisme désigne la coloration d'avertissement d'une espèce réellement armée : la guêpe annonce son venin par un contraste voyant que les prédateurs apprennent à éviter. Le mimétisme désigne la copie de ce signal par des espèces inoffensives — syrphes, certains longicornes, certaines mouches — qui en tirent une protection sans en payer le coût. La conséquence pratique est directe : la couleur ne sert à rien pour identifier un insecte. Un corps rayé jaune et noir ne dit ni l'espèce, ni la famille, ni même l'ordre. Ce qui identifie, c'est le nombre d'ailes, la pilosité, la silhouette, le type de vol et, mieux encore, le nid.
Le frelon asiatique et son statut
Espèce exotique envahissante (EEE)
Statut juridique, et non jugement de valeur : une espèce introduite hors de son aire d'origine dont l'implantation menace la biodiversité ou les activités humaines. Le frelon asiatique figure depuis 2016 sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l'Union européenne, établie au titre du règlement (UE) n° 1143/2014. Ce classement interdit l'introduction, le transport, la détention, la vente et le relâcher volontaire de l'espèce, et impose aux États des dispositifs de surveillance et de lutte. Il faut dire aussi ce qu'il n'implique pas : il ne crée aucune obligation individuelle, pour un propriétaire, de détruire un nid présent chez lui, ni aucun droit à une destruction gratuite. Le régime de signalement relève, lui, d'un texte distinct et récent.
Prédation sur les ruches
Comportement de chasse caractéristique du frelon asiatique : il se maintient en vol stationnaire devant l'entrée d'une ruche et capture les butineuses au retour, qu'il découpe pour en rapporter le thorax à ses larves. Une pression soutenue bloque les sorties, épuise les réserves et peut conduire la colonie d'abeilles à l'effondrement. C'est cette prédation, et non la dangerosité pour l'homme, qui a motivé la loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole, dont sont issus les articles L. 411-9-1 et L. 411-9-2 du code de l'environnement. Retenir l'ordre des priorités du législateur évite un contresens courant : le sujet est apicole et environnemental avant d'être sanitaire.
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Mise à jour : 19 septembre 2026