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Espèce · frelons européens

Entreprise de destruction de nid de frelons européens

Un bourdonnement grave contre la vitre à la nuit tombée, un grondement dans le conduit de cheminée : le frelon européen se fait connaître par le bruit avant d’être vu. C’est l’espèce la plus impressionnante que nous traitons, et celle sur laquelle il y a le plus à dire avant de décider quoi que ce soit.

D’abord : ce n’est pas le frelon dont parlent les journaux

La plupart des appels concernant des frelons commencent par une inquiétude qui porte sur la mauvaise espèce. Le frelon dont on parle partout, celui qui décime les ruches et fait l’objet d’une loi récente, est le frelon asiatique ; il a sa propre page, ses propres règles et un autre calendrier. Le frelon européen, Vespa crabro, vit en France depuis toujours. Il n’est responsable d’aucune invasion et il consomme chaque jour une quantité considérable de mouches, de chenilles et d’autres insectes tout l’été. Cela ne rend pas une colonie acceptable dans une charpente habitée ; cela signifie simplement que la décision se prend en connaissance de cause, et pas dans la panique.

Le reconnaître en trois secondes

Frelon européen

25 – 35 mm

C’est le plus grand insecte social que l’on rencontre en Île-de-France : 25 à 35 mm pour une ouvrière, davantage pour une reine au printemps. L’ensemble tire sur le roux et le brun, l’abdomen est jaune rayé de noir, la tête franchement rousse vue de face. Le bruit de vol est grave et audible à plusieurs mètres : c’est souvent lui qui alerte en premier. Beaucoup de gens le décrivent comme « une guêpe énorme », ce qui est d’ailleurs assez juste sur le plan biologique.

Deux comportements le trahissent : il vole encore au crépuscule et une partie de la nuit, et il est attiré par les sources lumineuses. Un frelon qui cogne contre une baie vitrée à 22 h en juillet, c’est presque toujours lui. Il est aussi amateur de sève : on le trouve en train de ronger l’écorce des jeunes branches de lilas, de frêne ou de pommier, ce qui fait parfois croire à une attaque sur les arbres.

Où la colonie s’installe, et pourquoi c’est là le vrai sujet

Le frelon européen ne construit presque jamais un nid sphérique à découvert. Il lui faut un volume fermé, sec, sombre et haut, dans lequel il bâtit une colonne de rayons enveloppée de papier beige clair, plus grossier et plus fragile que celui des guêpes. En Île-de-France, les mêmes situations reviennent :

  • Le conduit de cheminée hors service, souche non coiffée d’un chapeau, boisseau d’une cheminée décorative, conduit d’une ancienne chaudière. C’est le cas le plus courant, et le plus contraignant.
  • Les combles et la charpente, par un about de panne, une chatière, une tuile de rive descellée. Le grondement s’entend alors depuis la pièce du dessous.
  • Les troncs creux et les souches, dans les parcs, les vieux vergers et les fonds de jardin.
  • Un volume de dépendance : coffrage de plafond d’appentis, bardage de hangar, caisson de store ancien, ruche vide.

Le point commun de ces emplacements est qu’on n’y accède pas de face. Ce n’est pas le frelon qui complique l’intervention, c’est la géométrie de l’endroit où il s’est installé. Intervention à hauteur d'homme, jusqu'à 2,50 m. Au-delà, nous n'intervenons pas.

Le cas de la cheminée, en détail

Il mérite un paragraphe à lui seul, parce que c’est celui qui revient le plus souvent et celui où les mauvaises idées font le plus de dégâts. Une colonie installée dans un conduit descend au fil de l’été : elle occupe d’abord le haut du boisseau, puis un mètre, puis davantage. Les frelons entrent et sortent par la souche, sur le toit, ce qui rend l’orifice d’entrée difficile à observer depuis le sol ; le premier signe est souvent un bruit continu derrière le mur ou l’apparition d’individus isolés dans le salon, par le foyer ou par la trappe de ramonage.

Trois choses à ne pas faire, dans cet ordre de gravité : allumer un feu (la fumée ne détruit pas la colonie, elle la fait descendre dans la pièce), obturer la souche depuis le toit (la colonie cherche une autre issue, qui peut être à l’intérieur), et pulvériser un aérosol dans le conduit depuis le foyer (le produit retombe sur l’opérateur et n’atteint pas les rayons). L’intervention se prépare en déterminant par où le conduit est réellement accessible : par le haut, par la trappe, ou ni l’un ni l’autre. Une photo de la souche prise depuis une fenêtre d’étage nous aide souvent ; le formulaire de description permet de nous l’envoyer avant le rendez-vous.

Faut-il détruire ? La question se pose vraiment

Pour cette espèce, la réponse n’est pas automatique, et une entreprise honnête doit le dire. Nous détruisons sans hésiter une colonie logée dans une charpente habitée, dans un conduit, au-dessus d’une porte, d’une terrasse ou d’un lieu de jeu, dans un local où quelqu’un doit entrer, ou dès qu’une personne allergique vit sur place. Nous conseillons d’attendre, en revanche, quand le nid se trouve dans un tronc creux à l’écart, à plus d’une dizaine de mètres des passages, et qu’on est en septembre : la colonie s’éteindra seule dans les semaines qui suivent et le nid ne resservira jamais. Entre les deux, il y a des arbitrages de bon sens : la présence d’enfants, un chien qui fréquente le fond du terrain, un éclairage extérieur qui attire les frelons vers l’entrée de la maison chaque soir.

En attendant l’intervention

  • Éteindre les éclairages extérieurs côté nid le soir, ou les remplacer temporairement : c’est la mesure qui change le plus la vie quotidienne avec cette espèce.
  • Fermer les volets et les fenêtres à la tombée du jour dans les pièces éclairées proches du nid.
  • Ne pas boucher, ne pas enfumer, ne pas cogner sur le support où le nid est logé : la vibration transmise par une charpente ou un conduit met la colonie en alerte immédiate.
  • Ne pas monter sur le toit pour aller voir. La chute est un risque bien plus concret que la piqûre.
  • Condamner l’accès à la pièce concernée si des frelons y pénètrent régulièrement, plutôt que d’y installer des pièges.

Comment se déroule l’intervention

Le technicien commence par localiser précisément le nid, qui est rarement à l’endroit où on le croit : dans un conduit ou une charpente, le point d’entrée visible et la colonie peuvent être séparés de plusieurs mètres. Il choisit ensuite le point d’application et la voie d’accès, en équipement complet — une combinaison de frelon n’est pas la tenue légère utilisée pour un petit nid de guêpes. Le traitement agit sur la colonie entière, reine comprise ; le retrait physique du nid n’est possible que lorsqu’on peut l’atteindre, ce qui n’est pas le cas au fond d’un boisseau de cheminée. Le déroulé général, du premier appel à la garantie, est décrit sur la page comment se passe une intervention.

Dans les jours qui suivent, des frelons de retour de chasse tournent autour de l’emplacement. C’est attendu. Le conduit ou la cavité ne se rebouche qu’ensuite, et de préférence après la saison, une fois qu’on est certain que plus rien n’y vit. Si le nid traité est encore actif dans les 30 jours, le technicien repasse sans frais.

Tarif

Forfait de 129 € TTC en semaine et 189 € TTC le week-end, déplacement, destruction, produits et garantie inclus — le même que pour un nid de guêpes, parce que le prix suit la prestation et non la peur qu’inspire l’insecte. Cas particuliers : Voir la page tarifs.

Nid de frelons, département par département

Ailleurs en Île-de-France, voir nos secteurs d’intervention.

Questions fréquentes

Nid de frelons : les questions les plus posées

Un gros insecte roux cogne à ma fenêtre le soir, qu'est-ce que c'est ?

Très probablement un frelon européen. C'est la seule des trois espèces que nous traitons à être franchement attirée par la lumière : il heurte les vitres éclairées, les lampes de terrasse et les lanternes de portail après le coucher du soleil. Un individu isolé venu à la lumière ne signifie pas qu'un nid se trouve contre la maison ; ces frelons chassent à plusieurs centaines de mètres de leur colonie.

Le frelon européen est-il plus dangereux qu'une guêpe ?

Son venin n'est pas plus toxique que celui d'une guêpe, à dose comparable ; sa piqûre est plus douloureuse parce que l'insecte est plus gros et le dard plus long. Ce qui change vraiment, c'est le comportement : le frelon européen attaque moins facilement qu'une guêpe autour d'une table, mais défend son nid sur un rayon plus large. La distance de sécurité utile est de l'ordre de plusieurs mètres, pas de quelques centimètres.

Comment le distinguer du frelon asiatique ?

Regardez les pattes et la couleur d'ensemble. Le frelon européen est roux, jaune et brun, de 25 à 35 mm, avec des pattes sombres. Le frelon asiatique est presque noir avec un seul large anneau orangé et, surtout, des extrémités de pattes jaunes très visibles ; il est un peu plus petit. Le vol diffère aussi : le frelon asiatique fait du surplace devant un mur ou une haie, ce que le frelon européen ne fait guère.

Un nid dans un conduit de cheminée, est-ce un problème particulier ?

Oui, et c'est son emplacement de prédilection en Île-de-France. Le conduit fournit un volume vertical, sec et sombre ; le nid s'y développe en s'appuyant sur les parois. Les conséquences dépassent l'insecte : le conduit devient impropre au ramonage et à l'usage, et des frelons entrent dans la pièce par le foyer ou par une trappe d'accès. Ne jamais allumer de feu pour tenter de chasser la colonie.

Peut-on laisser un nid de frelons européens en place ?

Parfois, oui. Un nid dans un tronc creux au fond d'un terrain, loin des passages, ne justifie pas forcément une destruction : l'espèce est un prédateur d'insectes et la colonie meurt à l'automne sans jamais réoccuper le nid. Nous le disons quand c'est le cas. La destruction s'impose quand le nid est dans le bâti, dans un conduit, au-dessus d'un passage quotidien, ou qu'une personne allergique vit sur place.

Faut-il intervenir de nuit sur un nid de frelons ?

La nuit présente un avantage théorique — la colonie est rentrée — et deux inconvénients réels : le frelon européen, contrairement aux guêpes, reste actif après la tombée du jour et vient vers les sources de lumière, dont la lampe frontale du technicien ; et travailler en hauteur dans l'obscurité ajoute un risque de chute. Le moment d'intervention se décide selon l'emplacement, pas selon une règle générale.

Le nid peut-il être réutilisé l'année suivante ?

Non. La colonie s'éteint en automne, seules de jeunes reines fécondées hivernent isolément, sous une écorce ou dans un tas de bois, et elles ne retournent jamais au nid qui les a vues naître. Un nid de frelons trouvé vide en février est inerte. Le point d'attention porte sur la cavité, pas sur le nid : une cheminée ou une charpente qui a plu à une fondatrice plaira à une autre.

Combien coûte la destruction d'un nid de frelons ?

Le même forfait que pour les autres espèces que nous traitons : 129 € TTC du lundi au vendredi, 189 € TTC le samedi et le dimanche, déplacement, destruction et produits compris. Le tarif ne dépend ni de l'espèce ni du département.

Décrivez-nous le nid, on vous dit quoi faire

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