Nid de frelons européens · 94
Nid de frelons dans le Val-de-Marne (94)
Deux moitiés de département, deux types de cavité
Le frelon européen n'a besoin que d'une chose : un volume creux, sec et sombre, d'au moins quelques litres. Le Val-de-Marne lui en fournit de deux natures très différentes selon l'endroit où l'on se trouve. Au nord-ouest, c'est le bâti qui fait office de cavité, dans les communes où le parc de logements est le plus ancien du département : 45,2 % des résidences principales de Saint-Mandé et 40,9 % de celles de Vincennes datent d'avant 1946, 28,7 % au Perreux-sur-Marne, 26,8 % à Saint-Maur-des-Fossés, 25,9 % à Gentilly, 25,2 % à Villeneuve-Saint-Georges, 24,7 % à Villeneuve-le-Roi, 24,3 % à Joinville-le-Pont, 24,1 % à Nogent-sur-Marne. Au sud-est, c'est l'arbre. Non pas au cœur des massifs, où personne n'habite, mais sur la frange habitée qui les borde : Limeil-Brévannes est boisée à 24,7 %, Villecresnes à 20,5 %, Le Plessis-Trévise à 9,2 %, Ormesson-sur-Marne à 5,5 %. Là, les colonies occupent des troncs évidés, de vieux saules ou frênes têtards en limite de parcelle, et parfois un composteur en bois ou une ruche vide laissée en fond de jardin.
Le conduit de cheminée, et ce qu'on en fait concrètement
C'est le cas le plus fréquent dans les communes denses du nord-ouest. La colonie entre par la souche en toiture, s'installe dans le boisseau désaffecté, et son existence se révèle par un bourdonnement dans le mur ou par un individu qui descend dans une pièce. La question posée au technicien n'est presque jamais « quel produit », mais « par où ». Selon la configuration, le traitement se fait par le haut, depuis la souche, ou par une trappe de ramonage en partie basse ; dans un immeuble, l'accès en toiture suppose que le gardien ou le syndic ouvre le jour même, car il s'agit d'une partie commune. Le nid, lui, reste le plus souvent dans le conduit : on ne démonte pas une cheminée pour l'en sortir. Ce n'est pas un problème tant qu'on referme la souche ou qu'on pose une grille après la saison, la colonie étant annuelle et le nid n'étant jamais réoccupé tel quel l'année suivante.
Pourquoi vous les repérez souvent sur un arbuste
Beaucoup d'habitants du 94 voient des frelons européens plusieurs semaines avant de trouver le nid, et l'endroit où ils les voient prête à confusion. L'espèce prélève la sève des jeunes rameaux en enlevant l'écorce sur quelques centimètres : les lilas, les frênes, les sureaux et les jeunes pousses de bouleau portent alors des plages décortiquées et luisantes, entourées de plusieurs individus immobiles. Plus tard dans la saison, on les retrouve sur les fruits mûrs ou tombés, prunes, poires et figues, dans les jardins du sud-est comme sur les parcelles arborées des bords de Marne. Ces rassemblements ne marquent pas l'emplacement du nid, mais une ressource alimentaire ; ils indiquent seulement qu'une colonie se trouve à proximité, et qu'il vaut la peine d'observer d'où viennent et où repartent les insectes, plutôt que de traiter l'arbuste.
Ne pas confondre avec le frelon asiatique
La distinction se joue sur deux éléments simples : les pattes, nettement jaunes chez le frelon asiatique et brunes chez l'européen, et le thorax, noir mat chez le premier, brun-roux chez le second. Elle a une conséquence directe sur l'endroit où l'on cherche : le frelon asiatique construit un nid volumineux et suspendu, très souvent en hauteur dans un arbre, alors que le frelon européen occupe une cavité fermée. Si la description correspond à une grosse boule accrochée dans un houppier, la page consacrée au frelon asiatique dans le Val-de-Marne répondra mieux que celle-ci.
Distances, gestes à éviter, et qui décide dans un immeuble
Le frelon européen ne poursuit pas et n'attaque pas sans raison ; il défend en revanche l'entrée de sa cavité, et supporte mal les vibrations. En pratique : ne pas passer la tondeuse ni le taille-haie au pied d'un arbre habité, ne pas gratter la souche de cheminée, ne rien injecter dans le conduit et ne pas l'obturer tant que la colonie est vivante. Dans les communes les plus denses du département, la question de l'autorisation arrive vite : Saint-Mandé a 45,8 % de son sol occupé par de l'habitat collectif, Vincennes 47,6 %, Charenton-le-Pont 27,1 %. Un nid en toiture, en façade ou dans une souche concerne la copropriété ; un nid dans un coffre de volet ou sur un balcon concerne l'occupant. Savoir qui règle et qui ouvre avant l'appel fait gagner un rendez-vous.
Piqûre : quand s'inquiéter
Pour une personne non allergique, une piqûre isolée est douloureuse et reste locale. Trois signaux imposent d'appeler le 15 : difficulté à respirer, malaise général, gonflement du visage ou du cou. De même pour toute piqûre dans la bouche ou pour des piqûres multiples.
Intervention et tarif
Le forfait est identique dans les 47 communes du Val-de-Marne : 129 € TTC en semaine, 189 € TTC le week-end, déplacement et destruction du nid compris, au 01 84 25 52 86.