Nid de guêpes · 92
Nid de guêpes dans les Hauts-de-Seine (92)
Trois guêpes, trois façons de s'installer
Quand un habitant des Hauts-de-Seine appelle pour un nid de guêpes, il a en général affaire à l'une de trois espèces, et la distinction n'est pas de l'entomologie gratuite : elle décide de l'endroit où l'on va chercher le nid. La guêpe commune et la guêpe germanique construisent toutes deux un nid fermé, enveloppé de plusieurs couches de papier mâché, qu'elles logent dans une cavité préexistante : caisson de volet roulant, vide de plancher, gaine technique, coffre de store, ancien terrier. On ne voit alors que le trou d'envol et le va-et-vient. La guêpe poliste, elle, bâtit un petit nid nu, à un seul rayon, suspendu par un pédoncule sous un rebord de balcon, un auvent ou une avancée de toit ; il est visible de loin, il reste petit, et sa colonie compte rarement plus de quelques dizaines d'individus. Une poliste sous un garde-corps ne pose pas le même problème qu'une colonie de guêpes communes installée dans un plancher.
Dans un département bâti à la verticale
La particularité du 92 pour cette espèce n'est pas le climat, c'est le logement. Là où l'habitat collectif couvre l'essentiel du sol — 49,2 % à La Garenne-Colombes, 48,9 % à Neuilly-sur-Seine, 42,9 % à Montrouge, 39,6 % à Asnières-sur-Seine, 38,4 % à Levallois-Perret, 36,5 % à Boulogne-Billancourt, 35,6 % à Bois-Colombes, 35,3 % à Courbevoie —, il n'existe presque pas de sol disponible pour une colonie. Les guêpes remontent donc, et se logent dans ce que l'immeuble offre de creux : caisson de volet roulant au-dessus d'une fenêtre, joint de dilatation, coffre de climatisation, jardinière suspendue, faux plafond de loggia, local à poubelles, cour intérieure. Le nid est fréquemment découvert non pas parce qu'on l'a vu, mais parce qu'on entend un grattement régulier derrière le coffre du volet, ou parce que quelques ouvrières apparaissent à l'intérieur du logement sans qu'aucune fenêtre soit ouverte.
L'accès, qui est presque toujours la vraie question
Traiter un nid de guêpes au quatrième étage d'un immeuble d'Asnières ou de Courbevoie ne demande pas un autre produit, mais une autre organisation. Le point à trancher avant le rendez-vous est celui de l'accès : le nid est-il atteignable depuis la fenêtre du logement, depuis le balcon, depuis celui du voisin de palier, ou seulement depuis la toiture ? Dans les rues étroites du nord du département, la voie publique ne permet généralement pas d'installer un engin d'élévation, et l'intervention se fait alors par l'intérieur. Le deuxième point est celui de la responsabilité : un nid dans un caisson de volet privatif concerne l'occupant, un nid dans une descente d'eaux pluviales, une cour ou une toiture-terrasse relève des parties communes et donc du syndic. Clarifier cela avant l'appel évite de faire venir un technicien devant une porte que personne ne peut ouvrir.
Le sud-ouest, où l'on retrouve le nid au sol
Une quinzaine de kilomètres plus loin, le même département redevient pavillonnaire, et le répertoire change complètement. Le taux de ménages disposant d'un garage donne une bonne mesure de ce basculement : 74,3 % à Vaucresson, 73,6 % à Garches, 72,5 % à Marnes-la-Coquette et au Plessis-Robinson, 70,9 % à Rueil-Malmaison, 68,1 % à Antony, contre 35,3 % à Clichy. Un garage, une remise, un abri de jardin, un composteur, un tas de bois : autant de volumes fermés qu'une reine colonise en avril sans que personne n'ouvre la porte avant l'été. À ces dépendances s'ajoutent les jardins privés proprement dits, qui restent rares en surface — 2,1 % du sol de Saint-Cloud, 1,6 % de Ville-d'Avray, 1,3 % de Garches et de Marnes-la-Coquette — mais suffisent à accueillir des nids souterrains dans un vieux terrier, sous une souche ou sous une bordure de massif. C'est dans ce secteur que se produisent la plupart des piqûres liées aux travaux d'entretien : tondre, débroussailler ou tailler une haie fait vibrer le nid avant qu'on l'ait vu.
Juin, août, octobre : trois situations différentes
En juin, une colonie de guêpes communes tient dans une balle de tennis et se défend peu ; l'intervention est rapide et le nid est souvent retirable entièrement. À la mi-août, la même colonie occupe un volume de plusieurs litres, compte plusieurs milliers d'ouvrières, et réagit aux vibrations comme au passage d'une ombre devant le trou d'envol. En octobre, la colonie décline, les dernières ouvrières meurent aux premières gelées, et le nid ne sera pas réoccupé l'année suivante. Un nid manifestement inactif en plein hiver ne justifie donc aucune intervention : il suffit de l'enlever quand la cavité doit être refermée.
Faire intervenir, et à quel prix
Le forfait est le même dans les 36 communes du département, annoncé avant le déplacement : 129 € TTC du lundi au vendredi, 189 € TTC le week-end, déplacement et destruction compris. Pour préparer l'appel, il est utile d'avoir observé deux choses depuis l'intérieur : la hauteur approximative du trou d'envol et le sens constant des allers-retours. Le numéro est le 01 84 25 52 86.