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Le bourdon est-il dangereux ? Noir, des pierres, terrestre

Trois noms qui inquiètent, trois insectes différents, et la même réponse. Dangereux pour qui : vous, vos enfants, vos animaux, votre charpente ?

Trois recherches, une seule inquiétude

« Bourdon noir dangereux », « bourdon des pierres danger », « bourdon terrestre » : ce sont trois formulations de la même question, posée par quelqu'un qui vient de voir un gros insecte velu entrer dans un trou de son mur, de son talus ou de sa poutre, et qui se demande ce qu'il doit faire.

La réponse tient en une phrase, et le reste de cette page l'explique : aucun de ces trois insectes ne présente de danger dans une situation normale, et la seule vraie difficulté du sujet est qu'un des trois noms ne désigne pas un bourdon du tout.

« Bourdon noir » : ce n'est pas un bourdon

Commençons par lui, parce qu'il inquiète souvent.

Un insecte entièrement noir, très gros — jusqu'à trois centimètres —, velu, avec des ailes sombres qui prennent des reflets violets ou bleutés au soleil, et un vol lourd et bruyant, est un xylocope, ou abeille charpentière. On l'appelle couramment bourdon noir, parfois frelon noir, et ni l'un ni l'autre n'existe sous cette forme.

Il ne vit pas en colonie. Pas de reine, pas d'ouvrières, pas de nid collectif à défendre — et donc aucune défense collective possible. Chaque femelle creuse seule une galerie dans du bois mort et sec, laissant un trou parfaitement rond d'environ un centimètre, aux bords nets, comme percé à la mèche. C'est souvent ce trou qui déclenche l'appel, et il est presque toujours pris pour l'œuvre d'un nuisible.

Dangereux ? Non, dans aucun sens du terme. La femelle possède un aiguillon et ne s'en sert pratiquement jamais ; le mâle, celui qui patrouille bruyamment devant une pergola, n'en a pas du tout. Quant au bois, l'insecte s'installe dans du bois déjà mort et sec — une traverse non traitée, un piquet, du bois de chauffage, une branche morte — et ne s'attaque pas à une charpente saine ni à un bois traité. Il n'a rien d'un capricorne ni d'une termite. Le détail est dans xylocope.

Bourdon des pierres, bourdon terrestre : des espèces communes et pacifiques

Les deux autres noms désignent, eux, de vrais bourdons, et parmi les plus répandus en Île-de-France.

Le bourdon terrestre est le grand classique du jardin : noir avec deux bandes jaunes et un bout d'abdomen blanc net. Il niche presque toujours sous terre, dans un terrier abandonné de rongeur, sous une dalle, dans un talus ou sous une touffe d'herbe.

Le bourdon des pierres est plus facile encore à reconnaître : entièrement noir avec l'extrémité de l'abdomen d'un roux vif, orangé. Malgré son nom, il ne se limite pas aux murets de pierre — il occupe volontiers un composteur, un nichoir à mésanges, un tas de laine de verre, un abri de jardin, parfois un coffre de volet roulant.

Ni l'un ni l'autre n'est agressif. Un bourdon ne défend son nid que de très près, et une ouvrière qui butine sur une lavande ne défend rien du tout : elle vous ignore. Il faut le saisir, l'écraser, marcher dessus, ou aller mettre une tondeuse sur son entrée pour obtenir une piqûre. Le détail de ces situations et la conduite à tenir sont dans piqûre de bourdon.

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Dangereux pour qui, exactement ?

C'est la bonne façon de poser la question, parce qu'elle appelle des réponses différentes selon les cas.

Pour un adulte en bonne santé, non. Le risque se limite à une piqûre accidentelle, douloureuse et sans suite. La seule exception, et elle vaut pour tous les hyménoptères sans distinction, est l'allergie au venin : une personne ayant déjà fait une réaction généralisée doit traiter une piqûre de bourdon exactement comme une piqûre de guêpe, avec la conduite à tenir écrite par son médecin et un appel au 15, au 112 ou au 114 par SMS devant tout signe général. Voir allergie au venin de guêpe.

Pour un enfant, non plus, à deux réserves près qui sont des réserves de bon sens : un tout-petit attrape ce qu'il voit, et un enfant pieds nus dans un trèfle en fleur finira un jour par marcher sur un butineur. Chaussures dehors et pas de main sur les fleurs suffisent.

Pour un chien ou un chat, le risque est le même que pour une guêpe, avec une nuance : un chien qui creuse au niveau d'une entrée de nid au sol peut recevoir plusieurs piqûres, et une piqûre dans la gueule impose d'appeler un vétérinaire. Voir chien ou chat piqué par une guêpe.

Pour la maison, non. Les bourdons ne construisent pas de nid de papier, ne rongent pas le bois, ne creusent pas les murs : ils occupent une cavité qui existait déjà et la garnissent de mousse, d'herbe sèche ou de fibres d'isolant. Une colonie installée dans un comble ne dégrade rien. Le seul agacement réel est le bruit, et il dure quelques semaines.

Le vrai danger du sujet : se tromper d'insecte

Il y en a un, et il n'est pas celui qu'on croit. Ce qui est signalé comme « un nid de bourdons dans le jardin » est très souvent une colonie de guêpes terrestres, qui occupent exactement les mêmes terriers abandonnés.

La différence se voit en trois minutes d'observation à distance. Un va-et-vient de bourdons est lent, espacé, avec des insectes larges, mats, couverts de fourrure, qui entrent et sortent sans précipitation. Un va-et-vient de guêpes est rapide, dense, presque continu aux heures chaudes, avec des insectes plus petits, brillants, jaune vif et sans fourrure.

L'enjeu de cette distinction est considérable, parce que les conséquences ne sont pas du tout les mêmes. Une colonie de guêpes dans le sol, au maximum de son effectif en fin d'été, réagit à une simple vibration et peut produire des dizaines de piqûres en quelques secondes : c'est l'accident de tondeuse classique, décrit dans piqûres multiples après une attaque de nid. Une colonie de bourdons, dans la même configuration, se contente de faire du surplace devant vous. Les repères de tri sont réunis dans bourdon ou guêpe.

Ce qu'il faut faire d'un nid de bourdons : très peu de choses

Dans la quasi-totalité des cas, la bonne décision est de laisser faire, et ce n'est pas de la paresse.

La colonie est petite — quelques dizaines à quelques centaines d'individus selon l'espèce, contre plusieurs milliers pour un nid de guêpes en septembre. Elle est précoce : fondée en mars ou avril, à son maximum en juin, souvent éteinte avant la fin de l'été. Et elle n'est jamais réoccupée l'année suivante.

Trois gestes rendent les quelques semaines restantes parfaitement vivables. Délimiter une zone autour de l'entrée et ne pas la traverser avec une machine vibrante. Dévier le passage plutôt que boucher le trou — obstruer une cavité ne supprime personne, cela fait chercher une autre issue, parfois vers l'intérieur du logement. Et refermer la cavité en automne, une fois qu'elle est vide, si l'on ne veut pas qu'une reine la choisisse en avril prochain.

Il faut y ajouter un élément juridique que presque personne ne mentionne : si aucun bourdon n'est protégé au niveau national, l'arrêté du 22 juillet 1993 en protège sept espèces en Île-de-France, dont plusieurs nichent au sol et ressemblent beaucoup aux espèces communes. Détruire un nid sans avoir déterminé l'espèce n'est donc pas une question de conscience écologique : c'est une question de droit pénal. Le dossier complet, avec les textes, est dans les bourdons.

Notre réponse au téléphone

Nous n'intervenons pas sur les bourdons, et nous vous le disons d'emblée. Ce que nous faisons, en revanche, c'est vous aider à savoir de quoi il s'agit : quelques questions sur l'aspect, l'emplacement, le rythme du va-et-vient et la date d'apparition suffisent en général à trancher, et une photo lève le doute presque à tous les coups. Les repères sont réunis dans identifier un insecte à partir d'une photo.

S'il s'agit finalement de guêpes, de frelons européens ou de frelons asiatiques, nous intervenons, à hauteur d'homme jusqu'à 2,50 mètres, perche comprise et jamais en nacelle, au forfait annoncé avant le déplacement : 129 € TTC en semaine, 189 € TTC le week-end. Ce que nous refusons et pourquoi est expliqué sur la page à propos.

Mise à jour : 20 septembre 2026

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