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Barbecue, poubelles, fruits tombés : ce qui attire les guêpes
Le régime d'une colonie change en cours de saison : protéines jusqu'en juillet, sucre ensuite. Ce que cela impose de faire, et à quel moment de l'année.
Une colonie ne mange pas la même chose en juin et en septembre
C'est le fait qui organise toute cette page, et il est rarement expliqué. Une colonie de guêpes a deux bouches à nourrir, et elles n'ont pas le même régime.
Les larves sont carnivores : les ouvrières leur rapportent des proies — insectes, araignées, chenilles, et à l'occasion un morceau de viande ou de poisson sur votre table. Les adultes, eux, ne digèrent que des liquides sucrés, qu'ils obtiennent en bonne partie des larves elles-mêmes, lesquelles produisent une gouttelette sucrée en échange de leur nourriture.
Tant que le couvain est nombreux, les ouvrières ont donc leur ration de sucre à domicile et cherchent surtout des protéines. À partir de la fin août, la reine cesse de pondre, le couvain se tarit, et cette source disparaît d'un coup. Des milliers d'ouvrières se retrouvent à chercher du sucre à l'extérieur — d'où l'insistance de septembre, décrite dans les guêpes agressives en septembre.
Conséquence pratique : ce qui attire au printemps n'est pas ce qui attire à l'automne. Une seule liste de conseils appliquée toute l'année passe donc à côté la moitié du temps.
De mai à juillet : les protéines
C'est la période où l'on voit des guêpes autour d'un barbecue, d'une gamelle pour chat, d'un étal de poissonnerie ou d'une poubelle de restes.
Les mesures qui comptent alors : sortir la viande au dernier moment et la couvrir, débarrasser immédiatement les restes et les os, nettoyer la grille du barbecue une fois refroidie plutôt que de la laisser dehors, rentrer les gamelles d'animaux après le repas plutôt que de les laisser pleines, et fermer le sac de la poubelle de restes.
C'est aussi la période où une guêpe qui rôde autour d'un plat n'est pas une menace mais une chasseuse pressée : elle prélève un fragment et repart. Un geste brusque pour la chasser est, statistiquement, ce qui transforme cette visite en piqûre.
D'août à octobre : le sucre
Le changement est net et le comportement aussi : l'insecte ne repart plus, il revient, insiste, se pose sur le verre, entre dans la canette.
Les sources à traiter, par ordre d'importance réelle : les fruits tombés sous un arbre — un pommier, un figuier ou une vigne non ramassés sont la plus grosse source de sucre d'un jardin, et aucune autre mesure ne compense ; les poubelles de tri, dont les bouteilles et les canettes non rincées fermentent ; le composteur ouvert, en particulier les épluchures de fruits, à couvrir d'une couche de matière sèche ; les boissons laissées dehors, verres, canettes, bouteilles ; et tout ce qui a coulé — une terrasse où un jus a été renversé reste attractive plusieurs jours si elle n'est pas rincée.
Deux points moins évidents. Les jus de fermentation attirent davantage que le sucre frais : une poubelle de fruits au soleil est plus puissante qu'une assiette de confiture. Et les odeurs corporelles sucrées — parfum, laque, crème solaire, gel douche fruité — comptent pour de bon quand on mange dehors.
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Ce qui attire sans être de la nourriture
L'eau. Une colonie en consomme pour bâtir son nid et pour le refroidir par forte chaleur. Un bassin, une fuite, une soucoupe de pot, un abreuvoir animal sont des ressources à part entière, et le sujet a sa page : guêpes autour de la piscine.
Le lieu de travail et les commerces. Une terrasse de café, un étal de marché, un local poubelle d'immeuble ou une cuisine ouverte concentrent les deux régimes à la fois, protéines et sucre, et sur des volumes sans commune mesure avec un jardin. La mesure qui change tout y est la même partout : un local à déchets qui ferme, des bacs rincés et des couvercles effectivement rabattus.
Le bois nu. Les fibres de l'enveloppe du nid proviennent de bois mort gratté : une clôture en bois brut, un salon de jardin non traité, une pergola vieillissante sont des carrières de matériau. On y voit parfois des ouvrières racler la surface. Ce n'est pas nuisible, et cela signale une colonie à quelques centaines de mètres.
Les fleurs, enfin, pour le nectar. On ne va pas arracher un massif : c'est simplement une raison de ne pas installer la table du déjeuner devant le lierre en fleur de septembre, qui est l'une des plus fortes sources de nectar tardif.
Ce qui ne réduit rien
Poser un piège. Il attire vers vous plus qu'il ne prélève, et il ne touche pas la colonie : voir pièges à guêpes.
Vaporiser un répulsif sur la table. L'effet se compte en dizaines de centimètres et en heures — faux nids et répulsifs.
Déplacer la table de quelques mètres sans rien changer d'autre : si la source est un arbre fruitier ou une poubelle, on emporte le problème avec soi.
Écraser les guêpes qui approchent. Une guêpe écrasée libère des composés d'alarme qui recrutent ses congénères. Dans une zone déjà fréquentée, c'est le geste qui fait basculer une situation gênante en situation risquée.
La question qui doit venir ensuite
Toutes ces mesures agissent sur ce qui attire, jamais sur ce qui produit. Si le trafic reste fort malgré une terrasse irréprochable, c'est qu'il existe une colonie à proximité — chez vous ou non.
Le signe à chercher est toujours le même : un point où des insectes disparaissent dans le bâti ou dans le sol, de façon répétée, au même endroit. Un insecte qui se pose, butine et repart ne prouve rien. La démarche complète est dans comment trouver un nid, et les cachettes courantes dans où se cachent les nids.
Si le trou d'envol est identifié chez vous, l'intervention se fait au forfait annoncé avant le départ — 129 € TTC du lundi au vendredi, 189 € TTC le samedi et le dimanche, garantie 30 jours comprise, jusqu'à 2,50 mètres, perche comprise et jamais de nacelle, sur les huit départements franciliens. Voir destruction de nid de guêpes. Et si aucun nid n'est chez vous, ce sont bien ces mesures d'attraction, et elles seules, qui changeront votre fin d'été.
Mise à jour : 20 septembre 2026
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