Nid de guêpes dans le sol : gare à la tondeuse
Un nid enterré ne se voit pas ; un outil de jardin le découvre presque toujours. Pourquoi c'est d'abord une question de sécurité.
Blog · Où est le nid
Un conduit est un tube dont vous ne maîtrisez qu'une extrémité. Pourquoi ne pas allumer de feu, pourquoi le bruit trompe, quand appeler un couvreur.
Tous les autres abris d'une colonie sont des volumes fermés : un caisson, une cavité, un vide entre deux parois. Un conduit de cheminée, lui, est un tube qui relie l'extérieur de la toiture à l'intérieur du logement, parfois sur trois niveaux, et qui dessert au passage tout ce qui s'y raccorde — un insert au rez-de-chaussée, une trappe de ramonage dans un placard, un ancien départ de poêle rebouché au plâtre dans une chambre, un coude en boisseau derrière une cloison.
Cette particularité gouverne tout le reste. Elle explique pourquoi on entend la colonie dans une pièce où elle n'est pas, pourquoi un geste apparemment inoffensif au rez-de-chaussée a des conséquences sous le toit, et pourquoi la faisabilité d'une intervention se joue sur quelques dizaines de centimètres de hauteur.
Elle ne descend presque jamais jusqu'en bas. Trois positions reviennent.
La plus courante est la partie haute, sous le chapeau ou la mitre, dans le renflement du dernier boisseau, à l'abri de la pluie et exposée au soleil toute la journée. C'est un site de premier choix pour le frelon européen, qui recherche précisément ce type de cavité volumineuse, sèche et sombre — il y construit une colonie imposante dont l'enveloppe de papier beige peut occuper une bonne partie de la section. Les guêpes communes s'y installent aussi, mais plus volontiers dans un conduit de petite section ou dans une souche maçonnée fissurée.
La deuxième position est le conduit désaffecté : cheminée d'un poêle supprimé lors d'une rénovation, obturée en bas par une plaque ou un simple sac de plâtre, et laissée ouverte en haut parce que personne n'a fait poser de chapeau. Le tube devient alors une cavité borgne parfaite, longue de plusieurs mètres.
La troisième est le coffrage plutôt que le conduit lui-même : l'espace entre le boisseau et l'habillage en plaques de plâtre, ou le vide entre la souche et la charpente au passage de la toiture. Dans ce cas, le trou d'envol se trouve souvent à la jonction du zinc et de la maçonnerie, et non à la sortie du conduit.
Savoir laquelle des trois s'applique change entièrement la suite, et cela se détermine depuis le jardin en regardant où les insectes entrent, pas depuis le salon en écoutant.
Un conduit est une caisse de résonance verticale. Le bruissement d'une colonie logée sous le chapeau se propage le long du boisseau et ressort partout où la maçonnerie est mince : derrière un mur de chambre à l'étage, à travers une trappe de ramonage, au niveau d'un ancien départ obturé. Il n'est pas rare qu'on entende plus distinctement le nid à l'étage intermédiaire qu'au dernier, et qu'on cherche donc au mauvais endroit.
Le même phénomène vaut pour les insectes isolés. Des ouvrières qui se retrouvent dans une pièce par une trappe mal jointe ou par la grille d'un ancien conduit n'indiquent pas que le nid est dans cette pièce : elles indiquent seulement que cette pièce communique avec le tube. Le cas est traité plus largement dans guêpes ou frelons dans la maison.
Une remarque d'observation utile : le frelon européen vole tard, jusqu'à la nuit tombée, et il est attiré par les fenêtres éclairées. Des grands hyménoptères qui viennent taper à la vitre le soir sont un indice sérieux de colonie proche, souvent en partie haute du bâtiment. Leur biologie et leur tempérament réel sont décrits sur la page les frelons européens.
Un nid chez vous ? Décrivez-le, on vous dit quoi faire.
Forfait annoncé avant de partir, 7 jours sur 7.
C'est le point qui justifie à lui seul cette page, parce que l'idée paraît raisonnable à beaucoup de gens et qu'elle produit trois effets, tous mauvais.
D'abord, la fumée ne monte pas comme prévu. Un nid volumineux obstrue partiellement la section ; le tirage s'effondre et une partie des fumées reflue dans la pièce. Un conduit partiellement bouché est exactement la configuration qui produit des intoxications au monoxyde de carbone, un gaz inodore dont les premiers signes — maux de tête, nausées, somnolence — sont facilement attribués à autre chose.
Ensuite, l'enveloppe d'un nid est faite de fibres de bois mâchées et séchées. C'est un matériau combustible, placé dans un conduit et parfois en contact avec un coffrage en bois. Un feu de conduit sur nid n'est pas un incident théorique.
Enfin, une colonie chauffée mais pas tuée évacue vers le bas, c'est-à-dire chez vous, en nombre et en état de défense. Le même raisonnement condamne l'enfumage volontaire, la fusée ou la bougie de ramonage, l'aérosol vaporisé vers le haut depuis le foyer — on arrose le conduit, pas le nid, et on prend la totalité du produit et des insectes au visage — ainsi que l'obturation de la sortie haute avec un grillage ou un sac : la colonie cherchera l'autre issue, qui est la vôtre.
La seule mesure d'attente valable est passive : fermer la trappe du foyer ou la porte de l'insert, colmater provisoirement une trappe de ramonage avec un adhésif large, et ne plus rien tenter.
Une intervention sur cheminée ne se décide pas sur le principe mais sur l'accès. IDFG travaille depuis le sol ou une position stable, sans jamais dépasser 2,50 mètres, perche télescopique comprise, et n'utilise ni nacelle, ni cordes.
Sont donc traitables : un nid dans un conduit de dépendance, dans une souche basse accessible depuis une terrasse de plain-pied, dans un ancien conduit dont le trou d'envol débouche sur une façade à portée, ou dans le coffrage intérieur d'un conduit accessible depuis une pièce. Ne le sont pas : une souche de cheminée en partie haute de toiture, un chapeau à six mètres, ou tout ce qui suppose de poser une échelle contre une gouttière. Ce n'est pas une réticence commerciale : une échelle sous une sortie active de frelons, avec les mains occupées, est l'une des situations les plus dangereuses de ce métier.
Quand le nid est là-haut, deux interlocuteurs sont pertinents. La mairie d'abord, qui tient parfois une liste d'entreprises équipées pour travailler en hauteur. Le couvreur ou le ramoneur ensuite : si le conduit doit de toute façon être remis en état — chapeau à poser, solin à reprendre, tubage à passer —, il viendra avec l'échafaudage ou la nacelle qui manquent, et l'ordre des opérations est de faire traiter la colonie avant que quiconque monte sur le toit, jamais pendant.
Un nid de papier abandonné dans un conduit ne se réoccupe pas, mais il reste un obstacle au tirage et un combustible. Son retrait relève du ramonage, qui est de toute façon à faire avant de rallumer : c'est le ramoneur qui constate si la section est dégagée, pas le désinsectiseur. Profitez-en pour régler la cause : une mitre grillagée en partie haute et l'obturation propre des conduits abandonnés ferment la porte pour de bon. Un conduit ouvert sans chapeau finira toujours par accueillir quelque chose, sinon des insectes, des choucas.
Un dernier cas mérite d'être écarté. Si ce sont des abeilles qui occupent le conduit, la réponse est entièrement différente : il ne s'agit pas d'une destruction mais d'une récupération par un apiculteur, et la page essaim d'abeilles explique pourquoi. IDFG n'intervient ni sur les abeilles ni sur les bourdons ; sur les guêpes et les frelons, le déroulé est décrit sur la page destruction de nid de frelons.
Mise à jour : 19 septembre 2026
Identification au téléphone, forfait annoncé avant de partir.