Blog · Saison et cycle

Calendrier des guêpes et frelons en Île-de-France

De février à décembre, ce qui se passe dans les nids chaque mois, ce que vous pouvez faire, et pourquoi tout se complique de juin à septembre.

Un agenda, pas une encyclopédie

Cette page répond à une question pratique : nous sommes tel mois, que se passe-t-il dehors et qu'ai-je intérêt à faire ? Les mécanismes biologiques qui expliquent chaque étape sont définis un à un dans le glossaire cycle et périodes ; ici, on avance dans le calendrier et on s'arrête à chaque fois sur la décision du moment.

Deux avertissements avant d'entrer dedans. Les dates données sont des repères franciliens ordinaires, décalables de deux à trois semaines selon l'année : un printemps froid retarde tout, une vague de chaleur en juin avance tout. Et les trois espèces que nous traitons ne suivent pas exactement le même agenda — les frelons, européen comme asiatique, sont en retard d'environ un mois sur les guêpes, et restent actifs plus tard à l'automne. L'Anses le confirme sur dix ans de données de recours aux soins : les piqûres de guêpes se concentrent de juin à septembre, celles de frelons de juillet à octobre.

Février et mars : rien à faire, et une inspection à faire

Dehors, il ne se passe presque rien. Les colonies de l'année précédente sont mortes depuis décembre ; ne survivent que des jeunes reines fécondées, isolées, engourdies dans un tas de bois, une fente de charpente, un grenier. Les premières journées douces de mars en réveillent quelques-unes.

C'est pourtant le meilleur mois de l'année pour une action gratuite et durable : refermer les entrées. Une grille d'aération décollée, un joint creux, une lame de bardage écartée, une glissière de volet béante, un trou de boulin ouvert — chacun de ces défauts est un site de fondation possible en avril. Les guêpes et les frelons ne percent rien : ils entrent par ce qui est déjà ouvert. Une heure de mastic et de grillage fin en mars vaut mieux que toutes les bombes du commerce en août.

Ne posez pas de pièges à fondatrices. Les pièges sucrés de fin d'hiver tuent massivement des insectes non ciblés pour un effet sur la population de frelons que le Muséum national d'Histoire naturelle ne parvient pas à démontrer, et l'Anses les déconseille explicitement au grand public.

Avril et mai : le mois où tout serait simple

Chaque fondatrice qui a survécu choisit un abri sec et sombre, mâche du bois et bâtit seule ses premières alvéoles. Le nid a la taille d'une noix, puis d'une balle de ping-pong. Il contient un insecte. Chez le frelon asiatique, ce nid primaire est souvent posé bas et à l'abri de la pluie : sous un auvent, dans un abri de jardin, sous un appui de fenêtre, dans un garage ouvert.

C'est la période où une intervention est la plus simple et la moins demandée, pour une raison simple : on ne cherche pas ce qu'on n'imagine pas. Le geste utile d'avril-mai est donc une ronde, pas un traitement. Faites le tour du bâti et des haies avant la première taille, en regardant sous les avancées, dans les abris restés fermés tout l'hiver, sous les tables de jardin retournées. Si vous trouvez une petite construction grise à hauteur de bras et qu'elle vous gêne, c'est maintenant qu'elle se règle.

Un nid chez vous ? Décrivez-le, on vous dit quoi faire.

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Juin et juillet : la croissance, et la fenêtre qui se referme

Les premières ouvrières émergent, la reine ne sort plus et se consacre à la ponte. À partir de là, l'effectif double grossièrement toutes les deux à trois semaines. Les colonies de frelon asiatique quittent souvent leur nid primaire pour bâtir ailleurs un nid secondaire beaucoup plus gros, fréquemment très haut dans un arbre.

Deux signes apparaissent à ce moment et sont presque toujours les premiers perçus : un va-et-vient régulier à un point fixe de la façade, et un bruissement continu derrière un doublage, un plafond ou un caisson. C'est le moment de décider, et c'est le meilleur moment de la saison en pratique : le nid est repérable, il est encore modeste, et il est souvent encore bas.

Juillet est aussi le pic national des passages aux urgences pour piqûre d'hyménoptère, avec août — les données Anses et Santé publique France le placent sur ces deux mois chaque année. Cela ne tient pas à l'agressivité des insectes mais à l'arithmétique : c'est la période où il y a le plus d'insectes et le plus de gens dehors.

Août et septembre : le mois des appels

La colonie atteint son maximum, plusieurs milliers d'individus chez la guêpe commune. Son comportement change : l'élevage du couvain s'arrête, les ouvrières perdent leur source de sucre et vont la chercher sur les fruits tombés, les tables, les poubelles ; et le seuil de défense du nid s'abaisse nettement. Un nid ignoré pendant deux mois peut devenir intenable en quinze jours sans avoir bougé d'un centimètre. Le mécanisme est détaillé dans pourquoi les guêpes sont agressives en septembre.

Ce qu'on peut faire en août se réduit et se durcit. Renoncez à tout travail bruyant ou vibrant à proximité d'un point d'envol : tondeuse, taille-haie, nettoyeur haute pression, échafaudage, élagage. Tenez les enfants et les animaux à distance. Ne bouchez pas l'entrée d'un nid logé dans un mur ou un coffre : les insectes ressortent par l'autre côté, c'est-à-dire chez vous. Et si le nid est dans un lieu de passage quotidien, c'est le moment d'appeler plutôt que d'attendre septembre.

Octobre et novembre : deux situations opposées

Chez les guêpes, la fin. Les jeunes reines partent s'accoupler puis hiverner, les ouvrières et la fondatrice meurent avec les premiers froids, le nid se vide. Un nid de guêpes découvert fin octobre au fond d'un jardin ne justifie plus grand-chose.

Chez le frelon asiatique, l'inverse apparent : la chute des feuilles révèle brutalement des nids secondaires énormes, restés invisibles tout l'été à dix ou quinze mètres dans un arbre. Ces nids sont spectaculaires et en fin de vie. Ils ne seront pas réoccupés l'année suivante, et les détruire en novembre ne réduit pas la population de l'an prochain. Le signalement en mairie reste possible et facultatif ; le sujet est traité dans le frelon asiatique.

Décembre et janvier : le nid est mort

Un nid trouvé en vidant un cabanon, en rénovant des combles ou en taillant une haie en hiver est un nid vide. Les colonies sont annuelles et aucune reine ne revient l'habiter. Il ne demande ni traitement, ni urgence, ni dépense. On le retire s'il gêne ou s'il salit, et on referme la cavité — ce qui nous ramène au mois de février.

Pourquoi tôt coûte moins cher que tard

Notre tarif ne bouge pas avec la saison : même forfait en mai qu'en septembre, 129 € TTC en semaine, 189 € le week-end, pour un particulier comme pour un professionnel. L'économie du « tôt » n'est donc pas une remise. Elle est ailleurs, et elle est réelle.

Elle est d'abord dans la faisabilité. Nous intervenons à hauteur d'homme, 2,50 mètres au maximum, perche comprise, et sans nacelle. Un nid primaire de frelon asiatique sous un auvent en mai est à portée ; le nid secondaire que la même colonie occupera en septembre, à douze mètres dans un tilleul, ne l'est plus — et une intervention qui n'a pas lieu n'a pas de tarif, elle a un problème à reporter sur un autre prestataire mieux équipé. C'est le sujet de nid en hauteur.

Elle est ensuite dans ce qui se passe autour. Entre mai et septembre, une colonie passe d'un individu à plusieurs milliers ; ce qui coûte, ce sont les semaines pendant lesquelles une terrasse, une chambre ou un accès de garage devient inutilisable, les piqûres évitables, un caisson de volet à déposer parce que le nid l'a rempli, une tentative maison qui a chassé les insectes vers l'intérieur. Et il y a le facteur le plus simple de tous : en août, tout le monde appelle en même temps, ce qui n'est vrai à aucun autre moment de l'année.

La conclusion tient en une ligne : le mois le moins cher de la saison est celui où vous découvrez le nid, quel qu'il soit. Ce qui coûte, c'est d'attendre le suivant.

Mise à jour : 19 septembre 2026

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