Glossaire — Produits et réglementation
Certibiocide : une personne, jamais une entreprise
Le Certibiocide atteste qu'une personne a suivi la formation réglementaire lui permettant d'acquérir et d'employer à titre professionnel certains produits biocides. C'est la seule qualification que la loi exige pour ce métier : tout le reste — adhésion à un syndicat, charte, label, « agrément » sans autorité nommée — est volontaire, et ne se vérifie souvent nulle part.
Un certificat individuel : la nuance qui change la question
Le certificat est délivré à une personne physique, nominativement. Une société ne peut pas en être titulaire. Cette précision, qui paraît formelle, est en réalité la clé de toute vérification : la bonne question n'est pas « votre entreprise est-elle certifiée ? », à laquelle on peut répondre oui de bonne foi et sans rien prouver, mais « la personne qui viendra chez moi est-elle titulaire du certificat, et lequel ? ».
Dans une structure à plusieurs techniciens, la réponse peut donc varier d'un intervenant à l'autre. C'est une raison suffisante pour poser la question au moment de la prise de rendez-vous plutôt qu'après.
Trois certificats depuis 2024, un seul est le bon
Le régime est fixé par l'arrêté du 9 octobre 2013 relatif aux conditions d'exercice de l'activité d'utilisateur professionnel et de distributeur de certains types de produits biocides, profondément modifié par l'arrêté du 23 janvier 2023. Cette modification rend obsolète à peu près tout ce qui a été écrit avant elle : depuis le 1er janvier 2024, le certificat unique a été remplacé par trois certificats distincts.
- Certibiocide désinfectants — types de produits 2, 3 et 4 ;
- Certibiocide nuisibles — types de produits 14, 18 et 20 ;
- Certibiocide autres produits — types de produits 8, 15 et 21.
La destruction d'un nid de guêpes ou de frelons met en œuvre un insecticide relevant du type 18. Le seul certificat pertinent est donc le Certibiocide nuisibles. Un titulaire du certificat « désinfectants » est parfaitement en règle pour son domaine, et hors sujet pour le vôtre.
Ce que vous pouvez contrôler, et ce que vous en déduisez
Demandez l'intitulé exact du certificat et son numéro. Trois réponses possibles, trois conclusions.
Un intitulé correspondant à l'un des trois, avec un numéro : la qualification obligatoire est remplie, et vous pouvez passer aux autres critères — assurance responsabilité civile professionnelle, prix annoncé avant le déplacement, garantie écrite.
Un intitulé qui ne correspond à aucun des trois, ou une date de délivrance antérieure à 2024 présentée comme un certificat unique encore valable : demandez des précisions, le régime a changé.
Une réponse évasive, agacée, ou un renvoi vers un « agrément » dont personne ne sait qui le délivre : c'est éliminatoire. Non parce qu'elle trahirait nécessairement un mauvais technicien, mais parce qu'elle porte sur la seule chose que la réglementation impose, celle sur laquelle une entreprise sérieuse est immédiatement précise.
Un second contrôle, dans le même appel
La même conversation permet de vérifier un point distinct mais complémentaire. L'arrêté du 24 janvier 2017 relatif à la publicité des prix des prestations de services vise nommément, dans son annexe, la « dératisation et désinsectisation » : le prestataire doit vous informer des prix avant la prestation — taux horaire TTC, forfaits, frais de déplacement — et le devis est gratuit.
Un professionnel qui énonce sans hésitation son certificat et son prix vous a livré, en deux minutes, les deux seules informations que des textes l'obligent à vous donner. La liste complète des points à contrôler figure dans comment choisir une entreprise de destruction de nid, et les autres définitions de ce champ dans la catégorie produits et réglementation.
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Mise à jour : 20 septembre 2026