IDFG01 84 25 52 86

Article

Plans départementaux frelon asiatique en IDF

L'état des lieux, en une phrase

Au 19 septembre 2026, aucun arrêté préfectoral portant plan départemental de lutte contre le frelon à pattes jaunes n'a été publié pour Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essonne ou le Val-d'Oise.

Ce n'est ni un retard ni un dysfonctionnement : le délai d'élaboration vient tout juste de commencer. Cette page existe pour dire cela clairement, parce qu'une absence documentée est une information utile, alors qu'une règle inventée ne l'est pas — et que plusieurs pages présentent aujourd'hui comme applicables des obligations qui n'existent dans aucun texte.

Ce qu'est un plan départemental, et d'où il sort

La loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 a inséré dans le code de l'environnement les articles L. 411-9-1 et L. 411-9-2. Le premier organise une architecture à deux étages : un plan national de lutte, puis des plans départementaux qui le déclinent.

Le plan départemental n'est pas un règlement de police. Ce qu'il doit contenir est délimité par la loi : décliner les orientations nationales sur le territoire, organiser l'évaluation du niveau de danger des nids déclarés, et établir la procédure de signalement et de destruction. C'est un document d'organisation administrative, pas une source d'obligations nouvelles pour les habitants.

Le décret n° 2025-1377 du 29 décembre 2025, publié au Journal officiel du 30 décembre 2025, fixe la procédure d'adoption. Le plan départemental est arrêté par le préfet, après consultation du conseil scientifique régional du patrimoine naturel et du conseil régional d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale. Ces deux consultations expliquent à elles seules pourquoi un tel arrêté ne paraît pas en quinze jours.

L'horloge qui tourne depuis le 16 septembre 2026

Le plan national a été adopté par arrêté interministériel signé par la ministre chargée de l'agriculture et le ministre délégué chargé de la transition écologique, publié au Journal officiel du 16 septembre 2026. Il classe les départements selon quatre niveaux de pression exercée par l'espèce, oriente la recherche vers des méthodes de lutte plus sélectives, renforce la gouvernance, et s'accompagne pour 2026 d'une enveloppe exceptionnelle de trois millions d'euros.

C'est cette publication qui déclenche le compte à rebours : chaque département dispose de six mois pour élaborer son plan, sous l'autorité du préfet, en concertation avec les collectivités territoriales, les acteurs sanitaires, les filières concernées, les associations de protection de la nature, l'Office français de la biodiversité et les usagers de la nature.

Autrement dit, la fenêtre d'élaboration des huit plans franciliens s'étend de septembre 2026 au printemps 2027. Il faut donc s'attendre à ce que la situation change, à des dates différentes selon le département, dans les mois qui viennent. C'est exactement pour cette raison que nous ne publions pas de tableau d'avancement : il serait faux avant d'avoir été lu.

Contrôler vous-même, en deux endroits

La question « mon département a-t-il un plan ? » se tranche sans intermédiaire, et il vaut mieux savoir le faire que se fier à une page mise à jour une fois par an.

Le recueil des actes administratifs de la préfecture. C'est le journal officiel local : tout arrêté préfectoral y est publié, il est en ligne, gratuit, et consultable mois par mois. Cherchez « recueil des actes administratifs » suivi du nom de votre département, puis les numéros parus depuis septembre 2026. Un arrêté portant plan départemental de lutte contre le frelon à pattes jaunes y figurerait sous ce titre.

Le standard de votre mairie. Moins formel, plus rapide, et souvent mieux informé sur les conséquences concrètes : la commune est le point d'entrée du circuit de signalement et la première destinataire des instructions préfectorales. C'est aussi la seule à pouvoir répondre à la question qui intéresse vraiment les gens — est-ce que la commune participe au coût d'une destruction, et que faut-il faire avant d'appeler une entreprise.

Ce qu'un plan départemental ne fera pas

Autant lever les malentendus maintenant, parce qu'ils circuleront à la publication des premiers arrêtés.

Il ne créera pas d'obligation de signaler. La loi de 2025 prévoit que le signalement peut être établi par l'intermédiaire du maire : c'est une faculté, et un plan départemental ne peut pas transformer en obligation ce que la loi a écrit comme une possibilité.

Il ne créera pas d'obligation de faire détruire, ni d'amende, ni de délai à respecter pour un particulier.

Il ne créera pas de droit à une destruction gratuite. Les financements prévus par la loi vont à l'information, à la connaissance scientifique et à la lutte organisée. Une participation à votre facture, quand elle existe, relève d'une décision locale — d'un conseil municipal le plus souvent — et non du plan. Le sujet est traité dans qui paie la destruction.

Il ne concernera que le frelon à pattes jaunes. Ni les guêpes, ni le frelon européen, qui ne sont visés par aucun de ces textes et ne sont protégés par aucun autre. La distinction, souvent mal faite, est détaillée dans ce que dit la loi.

Ce qui existe déjà en Île-de-France, en attendant

L'absence de plan préfectoral ne signifie pas l'absence de dispositif. La région en a un depuis 2015, antérieur à la loi et de nature différente : un plan d'action régional porté conjointement par la FREDON Île-de-France et la fédération régionale des organisations sanitaires apicoles, avec une carte régionale de signalement et une charte de bonnes pratiques de destruction.

Cette charte mérite d'être connue parce qu'elle est concrète : elle fixe des protocoles techniques conciliant la sécurité des personnes, celle de l'opérateur et la protection de l'environnement, et les entreprises qui y adhèrent volontairement sont listées par département sur le site de la FREDON. Ce n'est ni un agrément d'État, ni une obligation, ni une garantie de prix ; c'est un repère de plus, à ranger à côté des questions à poser au téléphone que réunit choisir une entreprise.

À cela s'ajoutent des dispositifs locaux plus anciens et sans rapport avec la loi de 2025 : certains départements ont confié de longue date des missions de surveillance entomologique et de lutte antivectorielle à un service départemental, par arrêté préfectoral. Ces textes-là existent, ils sont antérieurs, et ils ne portent pas sur la destruction des nids chez les particuliers.

Ce que vous pouvez faire aujourd'hui

Rien n'a changé pour un habitant, et rien ne changera brutalement. Si vous découvrez un nid, la démarche utile est celle décrite dans signaler un nid de frelon asiatique : elle reste facultative, elle est gratuite, et elle vous met en contact avec la mairie, qui est aujourd'hui l'interlocuteur le mieux placé.

Si le nid est haut dans un arbre, la hauteur commande tout et la mairie reste le meilleur premier appel, parce qu'elle connaît les prestataires équipés : IDFG travaille à hauteur d'homme, 2,50 mètres au maximum, sans perche ni nacelle. S'il s'agit du petit nid de printemps, sous un auvent ou dans un abri, c'est l'inverse : c'est le cas où une intervention simple supprime une colonie entière, et il est détaillé dans le nid primaire. Le forfait, identique pour les particuliers et les professionnels, est sur la page tarifs.

Cette page sera datée à nouveau à chaque arrêté préfectoral francilien publié.

Sources : loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 et articles L. 411-9-1 et L. 411-9-2 du code de l'environnement ; décret n° 2025-1377 du 29 décembre 2025 (Légifrance) ; arrêté portant adoption du plan national, Journal officiel du 16 septembre 2026 ; communiqués des ministères chargés de l'agriculture et de la transition écologique du 16 septembre 2026 ; FREDON Île-de-France, pages « Gestion du frelon asiatique » et « Liste des chartes frelon ». Consultées le 19 septembre 2026.

Décrivez-nous le nid, on vous dit quoi faire

01 84 25 52 867 jours sur 7
01 84 25 52 86Devis gratuit