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Nid de guêpes sous un store banne ou un avant-toit
Le calendrier du store et celui de la colonie se croisent en juin
Un store banne passe l'hiver et le printemps enroulé. On le déroule pour la première fois au premier vrai week-end de chaleur, souvent en juin, parfois plus tard. Une fondatrice, elle, cherche son abri en avril et en mai. Les deux calendriers se superposent très exactement de la mauvaise manière : la colonie a six à huit semaines d'avance sur la première manœuvre.
Ce décalage explique la scène type. On appuie sur l'interrupteur ou on tourne la manivelle, le tube se met à tourner, et une quantité d'insectes sort d'un coup au-dessus de la table du déjeuner. Rien dans les jours précédents n'avait attiré l'attention : un store replié ne laisse rien voir, et le trafic à la fente d'un coffre est discret tant qu'on ne le cherche pas.
Un store n'est pas une surface, c'est une mécanique
Savoir où le nid se trouve réellement dépend du type de store, et cela se voit d'en bas en quelques secondes.
Le store monobloc, sans coffre, laisse la toile enroulée à l'air libre sur son tube. Le nid s'installe alors dans le rouleau de toile lui-même, entre deux tours, ou contre le support mural, ou dans le creux d'un bras articulé replié. C'est la configuration où l'on voit parfois le nid en se mettant en dessous et en regardant vers le haut, tête renversée.
Le semi-coffre protège le rouleau par un capot en partie supérieure mais reste ouvert en dessous. La colonie occupe le volume du capot, au-dessus de la toile, et l'on n'y accède pas sans démonter.
Le coffre intégral, qui referme entièrement le rouleau et les bras, est le plus recherché par les guêpes : c'est un caisson clos, sec, tiède, avec une seule fente. Le nid y grossit contre la paroi du coffre et finit par toucher la toile.
Les bras, enfin, méritent un regard à part. Ce sont des profilés creux, articulés, avec des lumières d'assemblage : un poliste s'y loge très volontiers, invisible, et c'est la main posée sur le bras pour le guider qui le découvre.
Le point commun aux quatre cas est mécanique, pas biologique : dérouler écrase une partie du nid, met la population en mouvement dans un volume fermé, et la fait sortir là où vous êtes. À quoi s'ajoute un dommage matériel possible — une toile tachée par le nid écrasé, un tube déséquilibré, un capot forcé par le volume.
La règle est donc unique : dès que vous suspectez une colonie, le store ne bouge plus, ni dans un sens ni dans l'autre, jusqu'à l'intervention. Y compris « un tout petit peu pour vérifier ».
Sous un avant-toit, c'est autre chose
L'avant-toit bas — le débord d'un garage, l'auvent d'une porte d'entrée, la sous-face d'un appentis, la planche de rive d'un abri de terrasse, le dessous d'une casquette de balcon — ne pose pas le problème du mécanisme mais celui du dégagement. Le nid y est construit à l'air libre, suspendu par un pédoncule sous une surface plane, et il est visible.
Cette visibilité change tout : vous pouvez l'identifier, et donc décider. Deux constructions bien différentes se rencontrent à cet endroit.
La première est le nid de poliste : un simple plateau d'alvéoles nues, sans enveloppe, tourné vers le bas, de la taille d'une pièce puis d'une paume. On voit les insectes posés dessus, immobiles, quelques dizaines au plus. Cette colonie chasse des chenilles toute la journée, ne défend qu'à très courte distance, et s'éteint seule aux premiers froids sans réoccuper l'emplacement l'année suivante.
La seconde est le nid enveloppé d'une guêpe commune ou germanique : une sphère grise striée, fermée, avec un unique trou en partie basse. Celle-là grossit tout l'été, atteint plusieurs milliers d'individus et devient réellement problématique à proximité d'un passage.
La question honnête : faut-il vraiment y toucher ?
Sur cet emplacement, et c'est assez rare pour être dit, la réponse est parfois non.
Un plateau de poliste sous l'auvent d'un abri de fond de jardin, à l'écart des allées et des fenêtres, hors de portée d'un enfant ou d'un chien, ne justifie pas grand-chose. Le critère de décision n'est pas la peur ni la présence du nid : c'est la distance aux endroits où l'on vit, l'accès qu'il bloque, et le fait qu'on doive ou non passer la main juste à côté. Un nid à cinq mètres d'une table et personne d'allergique dans le foyer, c'est une colonie qui finira sa saison sans histoire.
La décision bascule dans l'autre sens dès qu'il y a une allergie connue, un très jeune enfant, un passage obligé sous le nid, une terrasse de commerce concernée, une entrée d'école ou de crèche, ou un nid enveloppé qui grossit à vue d'œil au-dessus d'une porte. Là, l'attente n'a plus de sens.
Si vous n'êtes pas certain de ce que vous avez sous les yeux, la clé de reconnaissance d'un nid permet de trancher entre nid ouvert et nid enveloppé, et entre guêpes et frelons.
Ce qui est à portée, et ce qui ne l'est pas
Sur cet emplacement plus que sur d'autres, la hauteur décide. IDFG travaille depuis le sol ou une position stable et ne dépasse pas 2,50 mètres ; la maison n'emploie ni perche télescopique, ni nacelle, ni accès sur cordes.
Un store de plain-pied au-dessus d'une terrasse, un auvent de porte d'entrée, une sous-face de garage, un abri de terrasse bas : oui. Un store banne posé au premier étage sur une façade, un débord de toiture à cinq mètres, une casquette de balcon vue depuis la fenêtre du dessus : non, même si vous le voyez parfaitement. Pour ces cas-là, la mairie tient parfois une liste de prestataires équipés pour travailler en hauteur, et l'article consacré aux nids de frelon asiatique en hauteur explique comment estimer la hauteur avant d'appeler.
Une précision sur le traitement du store lui-même : sur un coffre intégral, on n'ouvre pas le caisson en grand, et on ne déroule pas pour « dégager » le nid. L'application se fait par la fente ou par un point d'accès latéral, sur un store immobile, à un moment de faible activité. Le nid est retiré ensuite, quand la colonie est éteinte et que le store peut à nouveau être manœuvré sans risque — c'est la différence avec un nid en cavité de maçonnerie, qu'on laisse en place parce qu'il ne gêne rien. Ici, il gêne une mécanique.
L'hiver, quand tout est calme
Le bon moment pour s'occuper d'un store, c'est la saison où il ne s'y passe rien. Entre décembre et mars, déroulez-le entièrement, nettoyez la toile, inspectez le coffre, les bras et le support mural, retirez les vieilles enveloppes de papier sèches, et faites reprendre par un poseur un capot qui ne ferme plus ou un joint de fente manquant. Sur un avant-toit, c'est aussi le moment de reboucher les fissures de la sous-face et de reprendre une planche de rive disjointe.
Cette habitude vaut mieux que n'importe quel dispositif répulsif suspendu au printemps : l'emplacement reste attractif parce que le volume existe, et c'est le volume qu'il faut traiter. Un store manœuvré une fois par mois toute l'année ne se fait pratiquement jamais coloniser.
Le forfait, annoncé avant tout déplacement, figure sur la page tarifs, et le déroulé complet sur la page destruction de nid de guêpes.
Pour aller plus loin
Les pages de référence par espèce
- Nid de guêpes dans un volet roulant : que faire
- Où se cachent les nids de guêpes : la méthode
- Des guêpes mais pas de nid : y en a-t-il un ?
- Les guêpes
- Les frelons européens
- Les frelons asiatiques
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- Glossaire des guêpes et frelons
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Mise à jour : 19 septembre 2026