IDFG01 84 25 52 86

Article

Nid de guêpes : qui appeler ? Mairie ou entreprise

Trois questions, et l'interlocuteur se désigne tout seul

Vous cherchez un numéro. Avant de composer celui d'une entreprise, il faut savoir si quelqu'un d'autre doit s'en charger — et parfois c'est le cas, gratuitement. Tout se joue sur trois questions posées dans cet ordre : le nid est-il chez vous ou sur l'espace public ? de quelle espèce s'agit-il ? quelqu'un est-il en danger maintenant ? Chacune renvoie vers un interlocuteur différent, et une seule des trois branches aboutit à une facture. Prenez-les dans l'ordre : inverser l'ordre est la raison pour laquelle tant de gens appellent le 18 pour rien, ou paient pour un nid dont la commune aurait dû s'occuper.

Si vous êtes déjà fixé et que le nid est bien sur votre propriété, en Île-de-France, le 01 84 25 52 86 aboutit chez IDFG ; le forfait est de 129 € TTC en semaine et 189 € TTC le week-end. Mais lisez d'abord la première question : elle coûte trente secondes et peut vous éviter cette dépense.

Question 1 : le nid est-il sur votre propriété ?

C'est le partage principal, et il est de nature juridique, pas technique. Sur le domaine public — un arbre d'alignement, un candélabre, un mobilier urbain, le mur d'une école ou d'une crèche, un square, un cimetière communal — la responsabilité relève du gestionnaire du lieu. Dans l'immense majorité des cas ce gestionnaire est la commune : le maire détient un pouvoir de police générale qui l'oblige à faire cesser, sur le territoire communal, ce qui menace la sécurité et la salubrité publiques (code général des collectivités territoriales, article L2212-2). La note que l'Association des maires de France consacre aux guêpes et aux frelons, diffusée le 10 novembre 2016, retient la même lecture : nid sur un bien communal ou sur l'espace public, c'est à la commune d'agir ; nid sur un terrain privé, c'est au propriétaire.

Concrètement : un signalement au service technique de votre mairie, ou au numéro d'accueil de l'hôtel de ville, avec l'adresse précise et une photo si vous en avez une. Si le nid est dans un arbre du département ou sur un ouvrage géré par un bailleur, la mairie vous réorientera, mais elle saura vers qui.

Sur votre propriété, en revanche, aucune administration ne viendra. Que vous soyez propriétaire occupant, locataire, ou copropriétaire d'un immeuble dont le nid occupe une partie commune, l'intervention sera commandée et payée par un particulier ou un syndic. Pour un balcon, un coffre de volet, une toiture, un jardin, vous êtes sur cette branche-là.

Question 2 : de quelle espèce s'agit-il ?

L'espèce change l'interlocuteur plus souvent qu'on ne le croit.

Guêpes et frelons européens : aucun statut particulier, aucune procédure administrative, aucune interdiction. C'est une affaire privée, et vous décidez seul s'il faut intervenir ou non — y compris de ne rien faire, ce qui est souvent la bonne décision pour un nid d'automne ou un nid éloigné des passages.

Frelon asiatique : il existe un cadre national depuis la loi n° 2025-237 du 14 mars 2025, qui a introduit les articles L411-9-1 et suivants dans le code de l'environnement et dont le décret d'application est le n° 2025-1377 du 29 décembre 2025. Ce dispositif prévoit un plan national et des plans départementaux de lutte, et organise le signalement des nids, qui « peut être établi par l'intermédiaire du maire ». Signaler est utile, ce n'est pas une obligation : la loi n'impose au particulier ni de déclarer, ni de détruire. En pratique, le réflexe utile est double — signaler en mairie, puis se renseigner, toujours en mairie, sur l'existence d'une prise en charge locale. Certaines communes franciliennes subventionnent tout ou partie de la destruction des nids de Vespa velutina, d'autres non ; cela se décide par délibération du conseil municipal et cela change d'une commune à l'autre. Un appel avant d'engager une dépense est rarement perdu. Les détails du cadre sont réunis sur notre page consacrée au frelon asiatique, question par question.

Abeilles et bourdons : là, il ne faut appeler aucune entreprise de désinsectisation, et surtout pas nous. Un essaim d'abeilles suspendu en grappe se récupère vivant par un apiculteur ; un nid de bourdons, qui meurt seul à la fin de l'été, ne se détruit généralement ni utilement ni légalement — sept espèces de bourdons sont protégées en Île-de-France par l'arrêté du 22 juillet 1993. Nos pages essaim d'abeilles et nid de bourdons expliquent quoi faire à la place. Si vous hésitez, la clé de reconnaissance d'un nid tranche en quelques observations.

Question 3 : y a-t-il un danger immédiat pour quelqu'un ?

C'est la seule question qui peut justifier le 18 ou le 112, et elle a un sens précis : une personne est en train d'être attaquée, une personne piquée présente des signes graves, ou un nid rend inaccessible une issue de secours ou bloque un lieu recevant du public. Dans ces cas, appelez.

Hors de ces situations, les sapeurs-pompiers vous réorienteront, et c'est normal. La destruction d'un nid sur un terrain privé ne figure pas parmi les missions que le code général des collectivités territoriales confie aux services d'incendie et de secours (article L1424-2) ; lorsqu'un service réalise malgré tout une intervention qui ne se rattache pas directement à ses missions, l'article L1424-42 lui permet de demander au bénéficiaire une participation aux frais, fixée par délibération de son conseil d'administration. Les pratiques ne sont donc pas uniformes, et elles ne le sont pas davantage entre les départements franciliens. Nous avons détaillé ce point, et la façon de vérifier pour votre commune, dans l'article sur les pompiers et les nids en Île-de-France.

Sur le versant santé, la règle est simple et ne souffre pas de nuance : si une personne piquée présente un gonflement qui s'étend loin du point de piqûre, de l'urticaire généralisée, une gêne respiratoire, un malaise, ou si elle a été piquée dans la bouche ou la gorge, appelez le 15 (le 112, ou le 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes). L'Assurance maladie décrit ces signes sur sa page consacrée aux piqûres d'hyménoptères. Ces lignes orientent ; elles ne remplacent pas un avis médical.

Ce que fait IDFG, et ce que nous refusons

Nous intervenons en Île-de-France sur trois espèces : les guêpes, le frelon européen et le frelon asiatique. Nous ne touchons ni aux abeilles ni aux bourdons, et nous le disons au téléphone plutôt qu'au moment de la facture. Nous ne vendons pas non plus l'urgence : un nid découvert en novembre dans un comble est presque toujours un nid mort, et un nid de guêpes sans passage à moins de trois mètres peut souvent attendre la fin de la saison. Les pages destruction d'un nid de guêpes et destruction d'un nid de frelon asiatique décrivent ce que l'intervention recouvre, et le détail des secteurs couverts indique où nous nous déplaçons.

Sources

  • Code général des collectivités territoriales, articles L2212-2 (pouvoirs de police du maire), L1424-2 et L1424-42 (missions des services d'incendie et de secours et participation aux frais), Légifrance, consultés le 19 septembre 2026.
  • Association des maires de France, note sur les guêpes et les frelons, 10 novembre 2016.
  • Loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 et décret n° 2025-1377 du 29 décembre 2025 (JO du 30 décembre 2025) ; code de l'environnement, article L411-9-1. Légifrance, consultés le 19 septembre 2026.
  • Arrêté du 22 juillet 1993 relatif à la liste des insectes protégés en région Île-de-France.
  • Assurance maladie, « Piqûres de guêpes, abeilles, frelons et bourdons », ameli.fr, consultée le 19 septembre 2026.

Décrivez-nous le nid, on vous dit quoi faire

01 84 25 52 867 jours sur 7
01 84 25 52 86Devis gratuit